Les trois policiers suspendus pour avoir transmis des images de vidéo-surveillance à Alexandre Benalla, le collaborateur d'Emmanuel Macron filmé en train de frapper un manifestant le 1er mai, ont été placés en garde à vue samedi matin, a annoncé le parquet de Paris.
Ces trois hommes ont été placés en garde à vue pour "détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "violation du secret professionnel".
Alexandre Benalla, dont le domicile à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) a été perquisitionné samedi matin, avait été placé en garde à vue vendredi matin.
Les trois haut gradés mis en cause appartiennent à la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police de Paris. Il s'agit du chef d'état-major adjoint, d'un commissaire présent au moment des faits, place de la Contrescarpe à Paris, et du commandant en charge des relations entre la préfecture de police et l'Elysée, ont rapporté plusieurs sources proches du dossier.
Selon la préfecture de police, des images de vidéo-surveillance ont "été indûment communiquées à un tiers, dans la soirée du 18 juillet". C'est justement mercredi soir que cette affaire a été révélée par le journal Le Monde.
Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a "condamné lourdement" les agissements de ces trois fonctionnaires, suspendus à titre conservatoire vendredi matin.
Alexandre Benalla (g) au côté d'Emmanuel Macron lors d'un déplacement à Angers en février 2017
AFP/Archives
Ce dossier empoisonne depuis plusieurs jours l'exécutif, accusé par les oppositions d'avoir été informé très rapidement des agissements de M. Benalla et d'avoir cherché à les étouffer.
Ce dernier, dont le licenciement a été annoncé vendredi matin, était invité comme observateur dans le dispositif policier pour encadrer les défilés de la Fête du travail.
Dans l'entourage d'Emmanuel Macron, son directeur de cabinet, Patrick Strzoda, a été entendu jeudi comme témoin, avait indiqué vendredi une source proche du dossier.
Un cinquième homme, Vincent Crase, qui est employé par LREM et gendarme réserviste, se trouve lui aussi en garde à vue depuis vendredi. Il était avec Alexandre Benalla le 1er mai et est soupçonné des mêmes faits que lui.
En plus de l'enquête préliminaire de la justice, ouverte jeudi à l'initiative du parquet de Paris, une autre, administrative, a été lancée par la "police des polices" et une dernière par l'Assemblée nationale.
Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.
Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.
Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.
Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…