Affaire Benalla: Macron « extrêmement déterminé à ce que la vérité puisse être établie », selon Griveaux
Emmanuel Macron est "calme et extrêmement déterminé à ce que la vérité puisse être établie" sur l'affaire Benalla, a affirmé...

Affaire Benalla: Macron « extrêmement déterminé à ce que la vérité puisse être établie », selon Griveaux

Emmanuel Macron est "calme et extrêmement déterminé à ce que la vérité puisse être établie" sur l'affaire Benalla, a affirmé...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron est "calme et extrêmement déterminé à ce que la vérité puisse être établie" sur l'affaire Benalla, a affirmé lundi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, peu avant l'audition à l'Assemblée du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

"Moi ce que je souhaite, c'est que nous retrouvions le sens de l'ordre républicain, et je m'étonne que des parlementaires, depuis plusieurs jours, objectivement, entretiennent le désordre", a ajouté M. Griveaux sur RTL.

"Une affaire d'Etat, c'est quand il y a de l'opacité, vous avez trois enquêtes ouvertes en moins de quatre jours, ça n'est pas de l'opacité", a défendu M. Griveaux en réponse aux attaques des oppositions. "Il y a une affaire d'Etat quand vous masquez les choses, une affaire d'Etat, c'est l'affaire Boulin, c'est le Rainbow Warrior, c'est l'affaire Cahuzac, quand il y a eu de la dissimulation. Il n'y a pas eu de dissimulation: il y a trois enquêtes ouvertes, une enquête judiciaire, une enquête administrative, deux enquêtes parlementaires".

"J’appelle chacun à un peu de calme et un peu de discernement et à ne pas faire d'instrumentalisation politique", a-t-il lancé. "Nous, nous respectons le fonctionnement de nos institutions, nous ne faisons pas de la petite communication sur le dos de nos institutions et sur une affaire dont - le président de la République l'a dit - le comportement est choquant, il est inacceptable, il doit amener à des sanctions, il doit amener à régler des dysfonctionnements".

M. Griveaux a en particulier reproché à Guillaume Larrivé (LR) de parler "avant même d'avoir procédé à la première audition" de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale. "Avant même d'avoir procédé à la première audition, Guillaume Larrivé, corapporteur de la commission d'enquête, parle, je le cite, +de milice parallèle, d'organisation souterraine+", a-t-il dénoncé. "Moi je veux une commission d'enquête qui fasse la lumière sur ce qui s'est passé et sur les dysfonctionnements", "ce n'est pas un tribunal politique".

"De la même manière, les députés LFI qui réclament la démission de Gérard Collomb, alors qu'il ne l'ont pas entendu, tout cela n'est pas sérieux", a-t-il poursuivi.

Selon lui, le ministre de l'Intérieur "est parfaitement en mesure" d'assurer sa fonction. Il "est extrêmement calme et combatif, il répondra à la totalité des questions qui lui sont posées". Son audition par la commission des Lois de l'Assemblée, transformée en commission d'enquête, débute à 10H00.

"Ce à quoi on assiste, le vrai scandale, parce que tout le monde parle de scandale d'Etat, le vrai scandale d'Etat il se déroule depuis plusieurs jours à l'Assemblée nationale", a encore affirmé M. Griveaux. "Tout le travail gouvernemental est bloqué par des alliances assez étranges entre LFI, les socialistes, les Républicains, parce qu'ils ne veulent pas (...) de la réforme constitutionnelle".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le