Affaire Benalla : Marine Le Pen compare la commission d’enquête de l’Assemblée nationale à la Corée du Nord
Venue au Sénat pour écouter l’audition d’Alexis Kohler, la députée RN, Marine Le Pen en a profité pour fustiger la commission d’enquête de l’Assemblée nationale « ou les gens enquêtent sur eux-mêmes en n'entendant personne » selon elle.

Affaire Benalla : Marine Le Pen compare la commission d’enquête de l’Assemblée nationale à la Corée du Nord

Venue au Sénat pour écouter l’audition d’Alexis Kohler, la députée RN, Marine Le Pen en a profité pour fustiger la commission d’enquête de l’Assemblée nationale « ou les gens enquêtent sur eux-mêmes en n'entendant personne » selon elle.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après avoir assisté à presque trois heures d’audition du secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, devant la commission d’enquête du Sénat, Marine Le Pen a pris connaissance « des projets très graves qui étaient dans les cartons de l’Élysée ». Selon elle, « c’est le projet d’une police parallèle qui dépend exclusivement du président de la République, qui ne serait pas composée exclusivement de policiers et gendarmes comme c’est le cas aujourd’hui, qui est à l’origine de la révélation du comportement inadmissible de M. Benalla ».

Marine Le Pen sous-entend également « que c’est pour arrêter ce projet-là » que des « éléments » ont été envoyés au journal le Monde. « Le fait qu’Alexandre Benalla « se comportait comme un policier » « donnait des ordres à la hiérarchie », « manifestement, cette situation déplaisait fortement au ministre de l’Intérieur » veut-elle croire.

Enfin, la députée a des mots assez durs sur le blocage de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. « Est-ce que vous trouvez légitime que la présidente En Marche, préside une commission d’enquête qui concerne l’ancien président d’En Marche, président de la République aujourd’hui (…) et refuse l’intégralité des auditions demandées par l’opposition. Oui, ça doit sûrement fonctionner en Corée du Nord ou dans des choses comme ça. Il doit y avoir des pays où on peut trouver des commissions d’enquête ou les gens enquêtent sur eux-mêmes en entendant personne ».

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Affaire Benalla : Marine Le Pen compare la commission d’enquête de l’Assemblée nationale à la Corée du Nord
6min

Politique

Discours du pape Léon XIV à l'Élysée : « Il a émis une critique très diplomatique de la loi sur la fin de vie », retient la sénatrice Laure Darcos

À l'Élysée, devant le Président de la République, des membres de la société civile, religieuse, des élus et du corps diplomatique, le pape Léon XIV a dénoncé le « risque » et « les dérives » de « l'offre d'une mort programmée ». De quoi satisfaire la petite dizaine de sénateurs présents dans la salle et opposés à la loi sur la fin de vie, comme Laure Darcos. Le pape a également mis en garde sur les dangers du développement de l’intelligence artificielle et a appelé à développer un « discernement éthique ». Il a également souligné que la laïcité ne consistait pas à exclure la religion de l'espace public.

Le

Pope Leo XIV Welcomed by Emmanuel and Brigitte Macron in Paris
5min

Politique

Visite du pape en France :  Léon XIV est arrivé à Paris, demandez le programme

Top départ ce vendredi pour une visite de quatre jours du pape Léon XIV en France. Accueilli par Emmanuel Macron, ce vendredi matin, le souverain pontife va déambuler au cœur de Paris aujourd’hui, Il célébrera une messe géante place de la Concorde, samedi, avant de se rendre à Lourdes et Metz, dimanche et lundi. Un séjour durant lequel il abordera de multiples thèmes, dont l’intelligence artificielle, la question migratoire ou la lutte contre les violences sexuelles.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
10min

Politique

Sénatoriales : RN, LR, Horizons, PS, LFI… On vous résume les enjeux du scrutin

La moitié des sièges du Sénat sont remis en jeu dimanche. Recul des LR, rapports de force au sein de la majorité sénatoriale, possible groupe RN, PS et écologistes qui veulent limiter la casse et recomposition après 2027… Les enjeux sont multiples pour le dernier scrutin avant la présidentielle.

Le