Affaire Benalla : Marine Le Pen compare la commission d’enquête de l’Assemblée nationale à la Corée du Nord
Venue au Sénat pour écouter l’audition d’Alexis Kohler, la députée RN, Marine Le Pen en a profité pour fustiger la commission d’enquête de l’Assemblée nationale « ou les gens enquêtent sur eux-mêmes en n'entendant personne » selon elle.

Affaire Benalla : Marine Le Pen compare la commission d’enquête de l’Assemblée nationale à la Corée du Nord

Venue au Sénat pour écouter l’audition d’Alexis Kohler, la députée RN, Marine Le Pen en a profité pour fustiger la commission d’enquête de l’Assemblée nationale « ou les gens enquêtent sur eux-mêmes en n'entendant personne » selon elle.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après avoir assisté à presque trois heures d’audition du secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, devant la commission d’enquête du Sénat, Marine Le Pen a pris connaissance « des projets très graves qui étaient dans les cartons de l’Élysée ». Selon elle, « c’est le projet d’une police parallèle qui dépend exclusivement du président de la République, qui ne serait pas composée exclusivement de policiers et gendarmes comme c’est le cas aujourd’hui, qui est à l’origine de la révélation du comportement inadmissible de M. Benalla ».

Marine Le Pen sous-entend également « que c’est pour arrêter ce projet-là » que des « éléments » ont été envoyés au journal le Monde. « Le fait qu’Alexandre Benalla « se comportait comme un policier » « donnait des ordres à la hiérarchie », « manifestement, cette situation déplaisait fortement au ministre de l’Intérieur » veut-elle croire.

Enfin, la députée a des mots assez durs sur le blocage de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. « Est-ce que vous trouvez légitime que la présidente En Marche, préside une commission d’enquête qui concerne l’ancien président d’En Marche, président de la République aujourd’hui (…) et refuse l’intégralité des auditions demandées par l’opposition. Oui, ça doit sûrement fonctionner en Corée du Nord ou dans des choses comme ça. Il doit y avoir des pays où on peut trouver des commissions d’enquête ou les gens enquêtent sur eux-mêmes en entendant personne ».

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
7min

Politique

Sanctionner le port du voile par une amende : le RN maintient sa proposition polémique et inconstitutionnelle

Mesure du programme de Marine Le Pen lors des précédentes élections présidentielles, l'interdiction du voile figurera aussi dans celui de 2027, comme l'a confirmé le député Jean-Philippe Tanguy. Toutefois, pour éviter une censure plus que probable d'une telle réforme par le Conseil constitutionnel, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum.

Le

GD 1
9min

Politique

A Tourcoing, Gérald Darmanin et Edouard Philippe gomment leurs différences et affichent leur unité

C’est un soutien de poids, mais exigeant. Désormais aux côtés du candidat Horizons pour la présidentielle, Gérald Darmanin a reçu pour sa rentrée politique Edouard Philippe. Les deux hommes assument quelques différences sur l’immigration ou les retraites. Mais l’unité, indispensable à la victoire, prévaut. Et dans cette perspective, Edouard Philippe veut donner une « place centrale » au ministre de la Justice dans la « recomposition » de la droite et du centre qui s’annonce, dans la foulée de la présidentielle.

Le

Sens: debat F. Hollande et E. Philippe Universite d ete Laboratoire de la Republique
7min

Politique

« C’est le choc des titans » : à Sens, le duel Hollande-Philippe prend des airs de répétition présidentielle

Ils n’ont pas encore le même statut dans la course à l’Élysée, mais ils en ont déjà les allures. À Sens, dans l’Yonne, François Hollande et Édouard Philippe se sont retrouvés samedi pour un débat consacré à la présidentielle de 2027, lors des universités d’été du Laboratoire de la République de Jean-Michel Blanquer. À droite comme à gauche, certains y voient déjà un avant-goût du match qui pourrait se jouer pour accéder au second tour face au Rassemblement national.

Le