Affaire Benalla : « Nous n’avons rien d’autre dans la tête que de dire la vérité » affirme Jean-Pierre Sueur
Jean-Pierre Sueur, sénateur socialiste du Loiret et co-rapporteur de la commission Benalla, s’exprime au micro de Tâm Tran Huy à propos des derniers développements de l’affaire.

Affaire Benalla : « Nous n’avons rien d’autre dans la tête que de dire la vérité » affirme Jean-Pierre Sueur

Jean-Pierre Sueur, sénateur socialiste du Loiret et co-rapporteur de la commission Benalla, s’exprime au micro de Tâm Tran Huy à propos des derniers développements de l’affaire.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Jean-Pierre Sueur considère que « cette affaire est très grave ». Il explique sa pensée : « Le fonctionnement d’une personne, Alexandre Benalla, a entraîné un grand nombre de dysfonctionnements. »

Le sénateur revient sur les dernières révélations : « On découvre des éléments liés à une personne qui travaille à Matignon et à son conjoint. » Mais, s’abritant derrière l’enquête judiciaire en cours, il refuse de les commenter.

Jean-Pierre Sueur ne parle pas d’affaire d’État. Il préfère parler d’ « une affaire très grave » car « beaucoup de gens ont considéré que M. Benalla était investi d’un pouvoir tel qu’ils se sont mis à tous dysfonctionner ».

Il explique ainsi l’octroi du téléphone Teorem, le port d’armes, les « passeports volants » et le déplacement au Tchad. Jean-Pierre Sueur s’étonne : « M. Benalla est reçu par le Président du Tchad pendant une heure et demie et personne n’est au courant : c’est incroyable ! »

Pour Jean-Pierre Sueur, « toute une série de choses ne fonctionnent pas normalement parce qu’on prête un pouvoir, une protection, des prérogatives à M. Benalla ».

Jean-Pierre Sueur distingue ce qui relève de la justice et de la commission d’enquête : « Il y a deux instances. Il y a la Justice qui fait son travail : elle juge et elle condamne. Il y a nous, qui cherchons la vérité, évaluons les dysfonctionnements et faisons des propositions. »

Pour le sénateur, « nous faisons notre travail et le fait que la Justice fasse le sien n’enlève rien au nôtre ».

Pour Jean-Pierre Sueur, « c’est une question de fond : ou l’on considère que l’article 51 s’applique et nous contrôlons le gouvernement, ou l’on n’applique pas la Constitution et c’est très grave ».

Il conclut : « Nous appliquons la Constitution, comme c’est normal en République. Nous n’avons rien d’autre dans la tête que de dire la vérité. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
10min

Politique

« Il faut qu’il abatte son jeu et rentre sur le terrain » : Bruno Retailleau pourrait être candidat officiel des LR pour 2027 dès dimanche

Les militants LR sont appelés à choisir le mode de désignation de leur candidat ce week-end. Mais entre primaire fermée, primaire semi-ouverte et président du parti propulsé candidat, c’est la troisième option qui tient la corde. De quoi permettre au président des LR de lancer le second étage de la fusée et dévoiler son programme « de rupture ». Un meeting est en préparation avant l’été. Il pourrait se faire au Parc floral de Paris, le 20 juin.

Le