Affaire Benalla : « Voir le Premier ministre sortir sur le perron de Matignon, pour critiquer le travail du Sénat, c’est choquant » déplore Philippe Dallier
Philippe Dallier, sénateur Les Républicains de la Seine-Saint-Denis, revient sur l’intervention d’Édouard Philippe, cet après-midi, après la présentation du rapport Benalla hier.

Affaire Benalla : « Voir le Premier ministre sortir sur le perron de Matignon, pour critiquer le travail du Sénat, c’est choquant » déplore Philippe Dallier

Philippe Dallier, sénateur Les Républicains de la Seine-Saint-Denis, revient sur l’intervention d’Édouard Philippe, cet après-midi, après la présentation du rapport Benalla hier.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Pour Philippe Dallier, le rapport a établi que « M. Benalla s’occupait de la sécurité du Président », mais tout ça reste « extrêmement flou ». Toutefois, « le Sénat était tout à fait fondé à comprendre comment la sécurité du Président était organisée ».

Philippe Dallier rappelle qu’Alexandre Benalla, à l’époque, « a 26 ans et aucune expérience » et « se retrouve en position de donner des ordres au GSPR ». Pour lui, « c’est incroyable ».

Philippe Dallier a été « choqué » de voir « le Premier ministre sortir sur le perron de Matignon pour critiquer le travail du Sénat », surtout que « ce travail a été unanimement salué par la presse », « même par France culture ».

D’ailleurs, Philippe Dallier a constaté qu’ « Édouard Philippe n’avait pas l’air très à l’aise dans sa déclaration », « on le sentait mal à l’aise pour l’image de sa fonction ».

Philippe Dallier considère que « cette affaire a été un naufrage depuis le début », « en termes de gestion de crise » et « parce qu’on a découvert qu’à l’Élysée les choses étaient faites à l’emporte-pièce ».

Philippe Dallier revient sur l’affaire des contrats russes, deux contrats négociés par M. Benalla alors qu’il était encore en poste à l’Élysée. Pour le sénateur, « cette affaire est gravissime ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Affaire Benalla : « Voir le Premier ministre sortir sur le perron de Matignon, pour critiquer le travail du Sénat, c’est choquant » déplore Philippe Dallier
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

Affaire Benalla : « Voir le Premier ministre sortir sur le perron de Matignon, pour critiquer le travail du Sénat, c’est choquant » déplore Philippe Dallier
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le