Affaire Bétharram : « S’il est établi que le Premier ministre a entretenu cette espèce d’omerta, je ne vois pas comment il pourrait ne pas démissionner », selon Stéphane Troussel 

Invité de la matinale de Public Sénat, le porte-parole du PS et président du département de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel appelle à la démission du Premier ministre s’il a une forme d’omerta autour de Notre-Dame de Bétharram.
Henri Clavier

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« À un moment ou à un autre le Premier ministre n’a pas dit la vérité », déplore Stéphane Troussel, porte-parole du PS, en référence aux déclarations de François Bayrou dans le cadre de l’affaire Bétharram. L’ancien ministre de l’Éducation nationale est soupçonné de ne pas avoir dit tout ce qu’il savait sur les violences et agressions sexuelles ayant eu lieu dans le collège-lycée Notre-Dame de Bétharram où étaient scolarisés certains enfants de François Bayrou.  

« S’il est établi que le Premier ministre par une forme de complaisance, une forme de silence a entretenu cette espèce d’omerta pour protéger l’institution Bétharram, je ne vois pas comment il pourrait ne pas démissionner », affirme Stéphane Troussel. Selon les révélations de Médiapart et du Monde, François Bayrou aurait été au courant de plusieurs faits de violences au sein de l’établissement. Le Premier ministre a finalement reconnu qu’il avait eu connaissance d’une gifle. « Il y a des doutes, il y a encore des zones d’ombre », souligne Stéphane Troussel qui se dit favorable au lancement d’une commission d’enquête parlementaire sur le sujet. 

Partager cet article

Dans la même thématique

Affaire Bétharram : « S’il est établi que le Premier ministre a entretenu cette espèce d’omerta, je ne vois pas comment il pourrait ne pas démissionner », selon Stéphane Troussel 
2min

Politique

Présidentielle : « Il faudra que les sociaux-démocrates et les modérés de la droite républicaine se retrouvent, car ce sera la seule façon de s’opposer aux extrêmes », plaide Hervé Marseille

Le président du groupe Union centriste du Sénat, allié des LR à la Haute assemblée, ne ferme pas la porte à un rapprochement « à un moment donné » avec les sociaux-démocrates, tels que François Hollande ou Bernard Cazeneuve, « un homme tout à fait respectable », afin de battre « les extrêmes », avance le président de l’UDI.

Le

Affaire Bétharram : « S’il est établi que le Premier ministre a entretenu cette espèce d’omerta, je ne vois pas comment il pourrait ne pas démissionner », selon Stéphane Troussel 
3min

Politique

Crise chez Grasset : la ministre de la Culture ouvre la porte à la création d’une clause de conscience pour les auteurs

Interrogée par la sénatrice Sylvie Robert (PS), auteure d’une proposition sur le sujet, la ministre de la culture Catherine Pégard s’est dite favorable à étudier création d’une clause permettant aux auteurs de quitter avec plus de facilité leur maison d’édition en cas de changements imposés par la direction. Une réponse à la crise ouverte chez Grasset par le renvoi de son président Olivier Nora par la direction d’Hachette, aux mains de Vincent Bolloré.

Le

Affaire Bétharram : « S’il est établi que le Premier ministre a entretenu cette espèce d’omerta, je ne vois pas comment il pourrait ne pas démissionner », selon Stéphane Troussel 
3min

Politique

Audiovisuel public : les nouveaux contrats d’objectifs et de moyens « présentés à l’été au Parlement », affirme Catherine Pégard

Après une commission d’enquête tendue, à l’Assemblée, sur l’audiovisuel public, le président de la commission de la culture du Sénat, Laurent Lafon, regrette que le gouvernement ait abandonné son texte qui créait une holding de l’audiovisuel public. « Je ne crois pas au statu quo », lui a répondu la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Le

Affaire Bétharram : « S’il est établi que le Premier ministre a entretenu cette espèce d’omerta, je ne vois pas comment il pourrait ne pas démissionner », selon Stéphane Troussel 
2min

Politique

« Ils ont servi la France jusqu’au sacrifice suprême » : le Sénat rend hommage aux deux soldats français tués au Liban

A l’initiative de Gérard Larcher, le Sénat a observé ce mercredi une minute de silence en hommage à Florian Montorio et Anicet Girardin, les deux soldats français victimes d’une embuscade en tant que membres de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). L’occasion pour le président du Sénat de renouveler son soutien au gouvernement libanais.

Le