Affaire Ferrand: de Rugy s’interroge sur le rôle de Anticor
Le président de l'Assemblée nationale François de Rugy (LREM) s'est demandé jeudi si l'association anti-corruption Anticor "ne...

Affaire Ferrand: de Rugy s’interroge sur le rôle de Anticor

Le président de l'Assemblée nationale François de Rugy (LREM) s'est demandé jeudi si l'association anti-corruption Anticor "ne...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le président de l'Assemblée nationale François de Rugy (LREM) s'est demandé jeudi si l'association anti-corruption Anticor "ne faisait pas perdre du temps à la justice" après la plainte déposée par l'association anticorruption pour relancer l'enquête qui visait le chef de file des députés LREM Richard Ferrand.

"Il faut peut-être savoir s'arrêter, quand même", a réagi M. de Rugy sur franceinfo.

"Il y a eu des accusations portées par la presse contre Richard Ferrand. Il s'en est expliqué immédiatement, il ne s'est pas muré dans le silence. Il y a une procédure qui est enclenchée (...) et à la suite de cette enquête, le procureur, qui a livré une analyse publique, a dit il n'y a pas matière à poursuite".

"Et là une association, qui est agréée --elle a le droit de le faire, je ne lui conteste évidemment pas ce droit-- dit: nous ne sommes pas d'accord avec l’interprétation du procureur. Et nous saisissons un autre procureur, celui de Paris, pour espérer qu'il y ait une nouvelle enquête".

"Est-ce qu'on n'est pas en train de faire perdre du temps à la justice simplement pour faire entretenir l'idée, parce que c'est quand même ça qu'il y a derrière, qu'à partir du moment où il y a une accusation, il doit y avoir une condamnation ?", s'est interrogé M. de Rugy.

"Il faut se dire que la bonne justice, c'est que l'on fait les enquêtes, que la justice établit les faits. S'il y a matière à poursuite ou pas, et là, il n'y a pas matière à poursuite", a conclu le député LREM de Loire-Atlantique.

La plainte d'Anticor avec constitution de partie civile a été déposée mercredi auprès du doyen des juges d'instruction du pôle financier de Paris.

Elle vise à obtenir la désignation - quasi-automatique - d'un magistrat pour enquêter sur l'affaire du bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué ensuite aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général.

Également révélée par France Inter, la plainte porte sur des faits présumés de "prise illégale d'intérêts", recel et complicité de ce délit, a précisé l'avocat Jérôme Karsenti.

Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l'enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction.

Partager cet article

Dans la même thématique

Philippe Brun
5min

Politique

Primaire PS : la justice rejette la demande de réintégration de Philippe Brun, qui dénonce « un coup monté » après des révélations du Canard Enchaîné

La justice a rejeté la demande du député de l’Eure d’être réintégré à la primaire PS/Place Publique. Mais face à de nouvelles révélations du Canard Enchaîné, Philippe Brun annonce faire appel de la décision et demande toujours à être réintégré à la primaire. « On a menti au bureau national du PS, en lui faisant croire qu’une plaignante s’était manifestée la veille du dépôt des candidatures, et a la justice », dénonce le député PS.

Le

10min

Politique

« Les sénateurs sont vraiment des alliés » : les maires comptent sur les sénatoriales, mais de plus en plus sont « désabusés »

Dernière ligne droite avant les élections sénatoriales dimanche 27 septembre. Chez les maires, qui représentent 95 % des grands électeurs, il y a « beaucoup d’attentes vis-à-vis de l’institution sénatoriale ». Mais de nombreux élus sont aussi « résignés, blasés, désabusés », face à « des annonces pas forcément tenues » par le gouvernement, à commencer par le plan canicule pour les écoles. Paroles de maires.

Le

Illustration of the  Cour des Comptes in Paris
7min

Politique

Nouvel impôt sur la fortune, taxe sur les holdings, révision du Pacte Dutreil : les pistes de la Cour des comptes accueillies froidement par la majorité sénatoriale

Dans une note destinée à nourrir le débat public, la Cour des comptes préconise une légère hausse de la fiscalité du patrimoine via la création d'un nouvel impôt sur la fortune personnelle, une taxe sur les holdings ou encore la révision du Pacte Dutreil. Ces pistes sont destinées à répondre « au sentiment d'injustice, qui altère le consentement à l'impôt », mais vont à rebours de la position de la majorité sénatoriale pour qui le redressement de l'économie passe au contraire par un allégement de charges et la facilitation des transmissions des biens professionnels.

Le