Affaire Fillon : des parlementaires LR inquiets se réunissent
Les doutes et les inquiétudes sont loin d’être dissipés chez les députés et sénateurs Les Républicains, une semaine après la conférence de presse de François Fillon.

Affaire Fillon : des parlementaires LR inquiets se réunissent

Les doutes et les inquiétudes sont loin d’être dissipés chez les députés et sénateurs Les Républicains, une semaine après la conférence de presse de François Fillon.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Serait-ce le retour du plan B ? La conférence de presse offensive de François Fillon de lundi dernier, qui aurait dû sceller l’unité de son camp et relancer la campagne, semble en tout cas ne pas avoir produit tous ses effets. Les remontées du terrain et les enquêtes d’opinion ont continué la semaine dernière à jeter le trouble chez un certain nombre de parlementaires de droite.

Selon nos informations, une petite trentaine d’entre eux se réuniront ce lundi soir, soit un peu moins de 10% de leurs effectifs. L’objectif serait d’adopter une position commune et de réfléchir à la suite de la campagne présidentielle, qui reste suspendue à une décision du parquet national financier.

Une fronde qui monte chez les parlementaires

Le député du Rhône Georges Fenech, qui avait été le premier à réclamer ouvertement  une alternative à la candidature de François Fillon, fera notamment partie des présents, de même que le sénateur de la Côte-d’Or Alain Houpert, qui lui avait emboité le pas le 1er février. Contacté par Public-Senat.fr, le sénateur continue de tirer la sonnette d’alarme dans son camp : « Notre candidat est de plus en plus affaibli […] Ça va de mal en pis. Les gens espéraient une alternance, la situation se transforme en cauchemar. »

Pour Alain Houpert, la campagne de François Fillon est devenue inaudible : « Il ne peut pas parler de ce qui préoccupe les Français, il est dans une situation défensive ».

« Les parlementaires commencent à ne plus soutenir de manière inébranlable ce candidat », juge cet ancien soutien de Nicolas Sarkozy. « Ça commence à bouger », assure-t-il, convaincu qu’il est « urgent d’agir » face aux « incertitudes judiciaires ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le

POLICE MUNICIPALE
3min

Politique

Projet de loi sur les polices municipales : « Il faut faire attention que ce qui a été ajouté est bien constitutionnel », prévient Laurent Nunez

L’extension de la liste des délits constatés par les policiers municipaux et les gardes champêtres s’apprête à être votée ce mardi 10 février au Sénat. Au cœur de ce texte, la possibilité pour les agents de verbaliser un certain nombre de délits pris sur le fait. Le Sénat a étendu le nombre d’infractions de neuf à une quinzaine, telles que l’occupation illicite de halls d’immeuble ou le port d’armes blanches. Le ministre de l’Intérieur, qui se félicite de débats « très constructifs », espère cependant que certains amendements votés par le Sénat, n'engendrent pas une censure du Conseil constitutionnel.

Le