L'ex-suppléant de François Fillon à l'Assemblée nationale Marc Joulaud est entendu depuis vendredi matin par les juges financiers, avec une...
Affaire Fillon: l’ex-suppléant Marc Joulaud chez les juges d’instruction
L'ex-suppléant de François Fillon à l'Assemblée nationale Marc Joulaud est entendu depuis vendredi matin par les juges financiers, avec une...
Par Nathalie ALONSO
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
L'ex-suppléant de François Fillon à l'Assemblée nationale Marc Joulaud est entendu depuis vendredi matin par les juges financiers, avec une possible mise en examen à la clé, dans l'enquête sur de possibles emplois fictifs de Penelope Fillon dont il a aussi été l'employeur
Actuel maire de Sablé-sur-Sarthe et député européen, Marc Joulaud avait annoncé lui-même sa "convocation en vue d'une mise en examen", en faisant savoir qu'il répondrait "à toutes les questions des juges". Il peut cependant ressortir sous le statut plus favorable de témoin assisté.
François Fillon a lui déjà été mis en examen, le 14 mars, pour détournement de fonds publics et complicité d'abus de biens sociaux, une première pour un candidat majeur à l’Élysée. Selon une source proche du dossier, Penelope Fillon est convoquée à son tour mardi en vue d'une éventuelle mise en examen, à moins que la date ne soit modifiée comme cela avait été le cas pour son époux.
En juillet 2002, Marc Joulaud, 49 ans, avait remplacé François Fillon, alors appelé au gouvernement, à son siège de député de la Sarthe. De 2002 à 2007, il a lui aussi employé Penelope Fillon comme assistante parlementaire.
Penelope et Marie, l'épouse et la fille de François Fillon lors de de L'Emission politique de France 2, le 23 mars 2017 à Paris
AFP
Au total, de 1986 à 2013, avec des interruptions, Penelope Fillon a perçu 680.380 euros net, soit environ 3.600 euros mensuels net, comme assistante auprès de son époux ou de son suppléant. Les enquêteurs soupçonnent des emplois fictifs, tout comme pour deux des enfants Fillon, employés de 2005 à 2007 comme assistants parlementaires de leur père, alors sénateur.
François Fillon a défendu vigoureusement la réalité du travail effectué par sa femme, dans son ombre. Gestion du courrier, de l'agenda et préparation des discours: "Mon épouse a pris en charge ces tâches simples mais essentielles", a notamment justifié le candidat de la droite, dont la campagne électorale est empoisonnée par cette affaire.
Il a décrit une relation de travail très personnelle avec son épouse, mais qu'en est-il de la collaboration de Marc Joulaud avec Penelope Fillon? Comme le suppléant "était moins connu, mon travail à ses côtés lui donnait une légitimité. François voulait garder le lien avec la circonscription", a expliqué l'épouse du candidat au Journal du dimanche.
- Image écornée -
François Fillon sur France 2 dans "L'émission politique", le 23 mars 2017 à Paris
AFP
Durant son mandat comme député de la Sarthe, Marc Joulaud a fortement augmenté la rémunération de Penelope Fillon, qui a dépassé les 6.000 euros mensuels, soit près du double qu'au cours des quatre années précédentes, selon les chiffres communiqués par le candidat Les Républicains.
À l'époque, l'enveloppe d'assistants parlementaires de Marc Joulaud est partagée entre Penelope Fillon et deux personnes, Igor Mitrofanoff et Jeanne Robinson-Behre. Cette dernière, également assistante pour un sénateur, a affirmé que Marc Joulaud lui versait un salaire bien inférieur, soit 607 euros.
"Je n'ai pas travaillé avec elle (Penelope Fillon, NDLR), mais ça ne veut pas dire qu'elle ne travaillait pas. Je l'ai côtoyée (à) des réceptions, quand j'emmenais des groupes à Paris. Je la voyais, mais, en même temps, vu mes fonctions, je n'avais pas à travailler avec elle non plus", a expliqué Jeanne Robinson-Behre dans les médias.
Depuis les premières révélations du Canard enchaîné, fin janvier, suivies de l'enquête préliminaire du parquet national financier et de l'ouverture d'une information judiciaire, l'affaire a écorné l'image du candidat, qui avait jusque-là mis l'accent sur la probité.
François Fillon, ici le 17 septembre 2009 à Paris, avec l'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière
AFP/Archives
L'enquête conduite par trois juges d'instruction porte aussi sur l'emploi rémunéré de Penelope Fillon de mai 2012 à décembre 2013 à La Revue des deux mondes, propriété du PDG du groupe Fimalac, Marc Ladreit de Lacharrière, proche de François Fillon. Elle avait alors cumulé cet emploi, pour 3.500 euros mensuels net, avec celui d'assistante parlementaire.
Les investigations ont aussi été élargies le 16 mars à des soupçons de trafic d'influence, d'escroquerie aggravée, de faux et d'usage de faux, dans la foulée de révélations sur les costumes de luxe offerts au candidat ou d'une prétendue minimisation des heures effectuées par Penelope Fillon à l'Assemblée pour ne pas violer le règlement sur le cumul d'emplois.
Après les événements de Ceuta jeudi et vendredi dernier, les ministres de l’intérieur européens se sont réunis ce mardi 4 août en visioconférence. Les autorités espagnoles ont assuré que la quasi-totalité des personnes entrées à Ceuta avait regagné le Maroc et que l’espace Schengen n’était pas en danger.
Le 27 septembre 2026, les élections renouvèlent la moitié des sénateurs, dont six sont des élus représentant les Français inscrits à l’étranger. Ces sénateurs sont élus par un collège électoral à part, composé de 533 membres eux-mêmes élus au terme d’un processus complexe. Explications.
Les événements de Ceuta ont relancé les débats autour du droit d’asile et de la libre circulation au sein de l’Union européenne. Sous l’influence de Giorgia Meloni le droit européen a déjà été considérablement remanié ces dernières années. Début juin, les Etats membres se sont notamment accordés pour créer des « hubs de retour » dans des pays tiers.
Elle est probablement l’une des plus anciennes civilisations mais nourrit encore notre imaginaire collectif. Pharaons, pyramides, hiéroglyphes… Autant de mystères antiques laissés à la postérité et enfouis sous le sable du désert. Mais alors comment a-t-on pu la comprendre alors que les hiéroglyphes nous étaient inconnus ? Qu’est-ce que cette société d’une autre ère avait à nous dire ? "Le palais des hiéroglyphes - Sur les traces de Champollion", un documentaire monumental de Patrick Cabouat à voir cet été sur Public Sénat pour comprendre ce que cache le plus grand édifice funéraire égyptien.