Affaire Fillon: Mélenchon dénonce un « cirque » empêchant de parler politique
Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à la présidentielle, a déploré jeudi "le cirque" causé par l'affaire Fillon,...

Affaire Fillon: Mélenchon dénonce un « cirque » empêchant de parler politique

Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à la présidentielle, a déploré jeudi "le cirque" causé par l'affaire Fillon,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à la présidentielle, a déploré jeudi "le cirque" causé par l'affaire Fillon, regrettant que les courants politiques ne puissent plus discuter du programme de la droite.

"Tout le monde est un peu partagé entre le respect de la présomption d'innocence et le fait qu'on est quand même excédé par cette situation", a dénoncé M. Mélenchon à l'antenne de BFTMV.

"Dès qu'on aborde le nom du candidat de la droite, non seulement des gens manifestent leur hostilité, mais en plus leur ironie. Les gens éclatent de rire, les gens n'écoutent plus rien, on ne peut plus parler, et ça ce n'est pas bon pour la démocratie", a lancé M. Mélenchon.

"Ca va durer combien de temps ce cirque? On a affaire à un programme dont on ne sait pas pour finir s'il sera présenté aux électeurs", a-t-il poursuivi.

François Fillon, candidat à la présidentielle dans la tourmente des emplois présumés fictifs de son épouse, avait déclaré fin janvier : "la seule chose qui m'empêcherait d'être candidat c'est si mon honneur était atteint, si j'étais mis en examen".

Il a depuis expliqué qu'il "ne voyait pas comment" cette mise en examen pouvait se produire. Jeudi, il a également déclaré dans une interview au Figaro qu'il s'en remettait "désormais au seul jugement du suffrage universel".

"On est dans un pays où il y a une droite et elle a le droit d'être respectée et de présenter ses idées", a-t-il poursuivi. "Il y a une gauche, il y des populaires comme moi, il y a de tout, il faut qu'on puisse discuter, c'est pas possible si un des protagonistes est disqualifié avant d'avoir ouvert la bouche", a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the  Cour des Comptes in Paris
7min

Politique

Nouvel impôt sur la fortune, taxe sur les holdings, révision du Pacte Dutreil : les pistes de la Cour des comptes accueillies froidement par la majorité sénatoriale

Dans une note destinée à nourrir le débat public, la Cour des comptes préconise une légère hausse de la fiscalité du patrimoine via la création d'un nouvel impôt sur la fortune personnelle, une taxe sur les holdings ou encore la révision du Pacte Dutreil. Ces pistes sont destinées à répondre « au sentiment d'injustice, qui altère le consentement à l'impôt », mais vont à rebours de la position de la majorité sénatoriale pour qui le redressement de l'économie passe au contraire par un allégement de charges et la facilitation des transmissions des biens professionnels.

Le

Affaire Fillon: Mélenchon dénonce un « cirque » empêchant de parler politique
2min

Politique

Primaire du PS : Boris Vallaud se dit « peiné et consterné du ton que prend cette campagne »

Invité de la matinale de Public Sénat, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud a regretté les propos de Ségolène Royal concernant Raphaël Glucksmann. En attendant le premier tour le 9 octobre, le dialogue pourrait encore se tendre entre les cinq candidats, parmi lesquels figurent Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann.

Le