Affaire Fillon : « Qui a essayé d’instrumentaliser la justice ? » demande Dallier
Le sénateur (LR) Philippe Dallier dénonce une tentative « d’instrumentalisation  de la justice » dans « l’affaire Fillon » et demande à ceux qui remettent en question les résultats de la primaire, de se calmer.

Affaire Fillon : « Qui a essayé d’instrumentaliser la justice ? » demande Dallier

Le sénateur (LR) Philippe Dallier dénonce une tentative « d’instrumentalisation  de la justice » dans « l’affaire Fillon » et demande à ceux qui remettent en question les résultats de la primaire, de se calmer.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le sénateur (LR) de la Seine-Saint-Denis, Philippe Dallier, est colère.

Que ce soit concernant la tournure que prend ce qui est devenu « l’affaire Fillon » : « Il faut la vérité. Toute la vérité. Que la justice aille vite pour innocenter François Fillon. Ou alors pour confirmer ce que disent certains. Mais il faut aussi savoir qui a essayé d’instrumentaliser la justice. Parce que je pense que c’est le cas» contre-attaque-t-il.

Ou que ce soit concernant  les réactions de certains membres du parti (LR), évoquant un possible remplacement de leur candidat : « Certains essayent de jouer leur pion, leur carte. Je pense que dans la situation où nous sommes, ce n’est pas très digne. François Fillon a demandé 15 jours, parce que nous espérons que la justice dira ce qu’il en est (…) Donc d’ici-là, que les uns et les autres se calment, refrènent leurs ardeurs et nous verrons ensuite ».

Et quand on demande à Philippe Dallier de réagir au fait que les Français semblent choqués par les sommes évoquées, notamment les 900 000 euros qu’auraient perçus Penelope Fillon, celui-ci renvoie la patate chaude : « Je comprends que cela choque les Français. Comme le salaire du coiffeur du Président de la République. Parce qu’à 10 000 euros par mois pour un coiffeur, c’est quand même assez extraordinaire. Si vous voulez qu’on aille dans ce sens-là, on peut aller très loin. Moi, je note qu’il y a une sacrée différence de traitement de la part des médias».

Et alors que Mediapart sort ce mercredi une autre affaire, concernant les activités de conseil de François Fillon, qui pourraient avoir entraîné d’éventuels conflits d’intérêts, Philippe Dallier estime que « ce sont des supputations » : « Moi, j’attends des preuves et que la justice, qui est saisie de toutes ses affaires, dise le droit là-dessus » conclut-il.

15 jours c’est long, en ce moment, en politique.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
6min

Politique

Affaire Lyhanna : que proposent les partis face aux « dysfonctionnements » de la justice ?

Les ratés judiciaires entourant le meurtre de la jeune Lyhanna n’en finissent plus de susciter l’indignation de tout le pays. Dès lors, la classe politique est amenée à se positionner. Alors que Sébastien Lecornu a présenté ses premières mesures, la gauche fustige le manque de moyens de la Justice et la droite épingle le laxisme des magistrats. Tour d’horizons des différentes propositions du gouvernement et des partis politiques.

Le

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu
8min

Politique

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu 

Après avoir rendu compte aux partis politiques des ingérences numériques étrangères durant les élections municipales, le Premier ministre a tiré le bilan des investigations et des moyens d’y répondre au cours d’une conférence de presse. Il commence à consulter les forces politiques en vue d’un projet de loi qui pourrait être débattu à l’automne.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
8min

Politique

Avec le retrait du plaider-coupable en matière criminel, « Gérald Darmanin fait de la politique sur le dos des victimes », regrette la rapporteure du texte au Sénat

Suite au rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes en commission des lois de l’Assemblée nationale mercredi, Gérald Darmanin a annoncé le retrait complet du « plaider-coupable » criminel, l’un des dispositifs les plus polémiques de son texte. Une « déception » pour les rapporteurs du texte au Sénat.

Le

Le Sénat rejette le projet de loi de financement de la Sécurité sociale en nouvelle lecture
9min

Politique

Protection de l’enfance examinée au Sénat en octobre : « Le texte aurait mérité d’être inscrit avant », pointe la sénatrice centriste Dominique Vérien

Face à l’émoi suscité par l’affaire Lyhanna, le gouvernement va profiter de l’examen du texte sur la protection de l’enfance pour ajouter de nouvelles mesures. Le Sénat n’examinera pas le texte avant le 8 octobre. Trop tard, pour la centriste Dominique Vérien. La présidente de la commission des lois, Muriel Jourda, interroge surtout le recours à ce projet de loi. « Réagir par un texte sans lien avec l’affaire Lyhanna revient à faire de la loi un outil de communication », pointe la sénatrice LR.

Le