Affaire Griveaux: le bâtonnier de Paris a demandé à Me Branco de renoncer à défendre Pavlenski
Le bâtonnier de Paris a demandé à Juan Branco de renoncer à défendre Piotr Pavlenski dans l'affaire Griveaux, en raison notamment de "l'absence...

Affaire Griveaux: le bâtonnier de Paris a demandé à Me Branco de renoncer à défendre Pavlenski

Le bâtonnier de Paris a demandé à Juan Branco de renoncer à défendre Piotr Pavlenski dans l'affaire Griveaux, en raison notamment de "l'absence...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le bâtonnier de Paris a demandé à Juan Branco de renoncer à défendre Piotr Pavlenski dans l'affaire Griveaux, en raison notamment de "l'absence de distance" entre l'avocat et les actions de son

Me Branco avait dénoncé ce week-end une atteinte aux droits de la défense, expliquant que le parquet s'opposait à sa désignation comme avocat de l'artiste russe, mis en examen mardi pour la diffusion de vidéos à caractère sexuel de l'ex-candidat LREM à la mairie de Paris, tout comme sa compagne Alexandra de Taddeo.

L'avocat et essayiste avait dit avoir "conseillé" M. Pavlenski sur les vidéos à l'origine du retrait de M. Griveaux avant leur diffusion.

Procéduralement, le parquet ne peut pas s'opposer seul au choix d'un avocat mais il peut, lorsqu'il redoute un conflit d'intérêts, saisir le bâtonnier pour qu'il tranche la question.

Au cours de l'enquête déontologique annoncée lundi par le bâtonnier de Paris, Me Olivier Cousi, "il n'a pas été relevé de conflit d'intérêts avéré (...) pouvant être opposé à M. Juan Branco", indique le communiqué.

L'avocat Juan Branco répond à la presse au TGI de Paris, le 18 février 2020
L'avocat Juan Branco répond à la presse au TGI de Paris, le 18 février 2020
AFP/Archives

"Toutefois, l'absence de distance manifestée par M. Juan Branco entre sa mission d'avocat et l'action reprochée à son client, ainsi que son absence de prudence lors de déclarations dans les médias l'exposaient à un risque de manquement aux principes essentiels, notamment d'indépendance et de prudence", ajoute-t-il.

"Dans ces conditions, le bâtonnier a demandé à M. Juan Branco de renoncer à la défense de M. Pavlenski", conclut-il.

Dans une réaction transmise à l'AFP, Me Juan Branco a expliqué que "c'est en plein accord avec le bâtonnier qu('il a) décidé, après l'avoir sollicité, de (se) retirer".

"Je note que la seule ambiguïté qui pourrait m'être reprochée consiste en l'utilisation, lors d'une déclaration à un média gilet jaune, du +on+, pronom indéfini systématiquement utilisé en plaidoirie, afin de protéger mon client", explique Juan Branco.

"Si la confusion peut être faite dans l'esprit du public (...), le bâtonnier ne peut ignorer que cette pratique est non seulement normale mais aussi encouragée afin de ne pas donner l'impression que l'on prendrait ses distances avec le client", ajoute-t-il.

C'est finalement Me Yassine Bouzrou qui a été désigné mardi par l'artiste russe de 35 ans pour assurer sa défense.

Partager cet article

Dans la même thématique

photo glucksmann
8min

Politique

Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann, rassembleur de la gauche, pour un meeting qui avait tout d’un lancement de campagne

REPORTAGE - Ce samedi 13 juin aux Docks d’Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a tenu un grand rassemblement aux allures de meeting présidentiel, en présence de nombreuses personnalités politiques. Même s’il refuse toujours d’officialiser sa candidature pour 2027, l’eurodéputé, co-fondateur de Place publique, affiche ses ambitions : rassembler la gauche sociale-démocrate et écologiste, dépasser Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et convaincre le Parti socialiste de se rallier à lui.

Le

Affaire Griveaux: le bâtonnier de Paris a demandé à Me Branco de renoncer à défendre Pavlenski
4min

Politique

« Le surtourisme transforme les villes en musée » alerte Daniel Salmon, sénateur écologiste 

Avec plus de 10 millions de visiteurs par an, Montmartre est devenu l’un des sites les plus visités de France. Une surfréquentation qui ne va pas sans poser de problèmes pour les quelques 27 000 habitants qui résident à l’année dans ce quartier de la capitale. Anne Renaudie, habitante de Montmartre, raconte les difficultés de cette cohabitation dans l’émission Dialogue Citoyen présentée par Quentin Calmet.

Le