Affaire Joël Guerriau : « J’exige déontologie et éthique de la part des parlementaires », indique Gérard Larcher
Invité au Congrès de l’Association des maires de France, Gérard Larcher est revenu sur les lourdes accusations qui pèsent sur le sénateur Joël Guerriau. Dans un courrier, le président du Sénat l’avait invité « à prendre ses responsabilités » en se mettant en retrait « de toutes ses activités liées à son mandat de sénateur ». « Il m’a fait une lettre que je transmettrai à qui de droit », a indiqué Gérard Larcher.
Après la plainte de la députée Sandrine Josso, le sénateur Joël Guerriau a été mis en examen pour « administration de substance afin de commettre un viol ou une agression sexuelle » et détention de stupéfiants. Après avoir été suspendu de son parti, Horizons, et de son groupe, Les Indépendants, Gérard Larcher lui a envoyé un courrier l’invitant également « à démissionner de ses fonctions de secrétaire au Bureau du Sénat et de vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, ainsi qu’à se mettre en retrait de toutes ses activités liées à son mandat de sénateur ».
Présent au congrès des maires de France, Gérard Larcher est revenu sur cette affaire. « Eu égard la gravité des faits et à la dignité de la fonction de parlementaire, j’ai jugé qu’il était de mon devoir de demander à ce parlementaire de démissionner de deux fonctions éminentes au Sénat […] Je lui ai demandé de se mettre en retrait », a-t-il rappelé, soulignant que « seule la justice peut démettre de son mandat un parlementaire » et le Sénat « collaborait pleinement à l’enquête ».
Auparavant Joël Guerriau avait écrit spontanément une lettre à Gérard Larcher. « Il m’a écrit une lettre que je transmettrai, dans le cadre de l’enquête à qui de droit […] J’assumerai mes responsabilités », a indiqué le président de la Haute assemblée. Pour ce qui est de la teneur de cette réponse, Gérard Larcher a donné une indication. « Je pense qu’il est entré dans une phase de réflexion personnelle qui pourrait répondre au principe que j’exige : déontologie et éthique de la part des parlementaires ».
Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».
En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.
Pour les élections municipales, les enjeux sont multiples. Les LR et le PS tentent de conserver leurs nombreuses villes moyennes, pour la droite, ou grandes, pour la gauche et les écolos, avec une élection cruciale à Paris, que vise Rachida Dati. Pour le RN et LFI, qui partent de loin, il s’agit de renforcer l’implantation locale. Le parti d’extrême droite vise Toulon et rêve de gagner Marseille. Horizons essaie de garder ses grands maires. Et pour Renaissance, ce sera à nouveau un scrutin difficile. Le scrutin du 15 et 22 mars devrait réserver quelques surprises.
En réaction aux bombardements israélo-américains, l’Iran a bloqué le détroit très stratégique d'Ormuz. Plus de 20 % des stocks de pétrole mondiaux y transitent par bateaux, entraînant une flambée du prix des carburants à travers le monde. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a tenu à balayer les inquiétudes des particuliers et des professionnels.