Affaire Joël Guerriau : « J’exige déontologie et éthique de la part des parlementaires », indique Gérard Larcher

Invité au Congrès de l’Association des maires de France, Gérard Larcher est revenu sur les lourdes accusations qui pèsent sur le sénateur Joël Guerriau. Dans un courrier, le président du Sénat l’avait invité « à prendre ses responsabilités » en se mettant en retrait « de toutes ses activités liées à son mandat de sénateur ». « Il m’a fait une lettre que je transmettrai à qui de droit », a indiqué Gérard Larcher.
Simon Barbarit

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après la plainte de la députée Sandrine Josso, le sénateur Joël Guerriau a été mis en examen pour « administration de substance afin de commettre un viol ou une agression sexuelle » et détention de stupéfiants. Après avoir été suspendu de son parti, Horizons, et de son groupe, Les Indépendants, Gérard Larcher lui a envoyé un courrier l’invitant également « à démissionner de ses fonctions de secrétaire au Bureau du Sénat et de vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, ainsi qu’à se mettre en retrait de toutes ses activités liées à son mandat de sénateur ».

Présent au congrès des maires de France, Gérard Larcher est revenu sur cette affaire. « Eu égard la gravité des faits et à la dignité de la fonction de parlementaire, j’ai jugé qu’il était de mon devoir de demander à ce parlementaire de démissionner de deux fonctions éminentes au Sénat […] Je lui ai demandé de se mettre en retrait », a-t-il rappelé, soulignant que « seule la justice peut démettre de son mandat un parlementaire » et le Sénat « collaborait pleinement à l’enquête ».

Auparavant Joël Guerriau avait écrit spontanément une lettre à Gérard Larcher. « Il m’a écrit une lettre que je transmettrai, dans le cadre de l’enquête à qui de droit […] J’assumerai mes responsabilités », a indiqué le président de la Haute assemblée. Pour ce qui est de la teneur de cette réponse, Gérard Larcher a donné une indication. « Je pense qu’il est entré dans une phase de réflexion personnelle qui pourrait répondre au principe que j’exige : déontologie et éthique de la part des parlementaires ».

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le

Affaire Joël Guerriau : « J’exige déontologie et éthique de la part des parlementaires », indique Gérard Larcher
3min

Politique

« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Affaire Joël Guerriau : « J’exige déontologie et éthique de la part des parlementaires », indique Gérard Larcher
4min

Politique

« L’IA, j’y crois beaucoup » : le préfet de police de Paris défend son utilisation pour la surveillance vidéo des rodéos urbains et des manifestations

Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.

Le