Affaire Mila: « Il n’existera jamais sous l’autorité de ce gouvernement de délit de blasphème » assure Christophe Castaner
Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, Christophe Castaner ministre de l’Intérieur a rappelé que le délit de blasphème n’existait pas en France et qu’il n’existerait « jamais sous l’autorité de ce gouvernement ».

Affaire Mila: « Il n’existera jamais sous l’autorité de ce gouvernement de délit de blasphème » assure Christophe Castaner

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, Christophe Castaner ministre de l’Intérieur a rappelé que le délit de blasphème n’existait pas en France et qu’il n’existerait « jamais sous l’autorité de ce gouvernement ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Interrogé sur l’affaire Mila, cette adolescente menacée de mort après avoir tenu sur les réseaux sociaux, des propos violents contre l’Islam, Christophe Castaner ministre de l’Intérieur a répondu en évoquant « une situation humainement dramatique » : « Nous pensons à cette jeune femme Mila, qui, sur les réseaux sociaux (…) a émis une opinion et a vu un déferlement de haine se liguer contre elle. Il y a deux enquêtes ouvertes (…) la première est liée aux menaces de mort qu’elle a reçues et la seconde pour provocation à la haine raciale (…) Il n’existera jamais sous l’autorité de ce gouvernement de délit de blasphème. La liberté même d’expression dans notre pays permet à chacune et chacun de pouvoir critiquer une religion. »

Et d’ajouter : « Il est inacceptable, insupportable même que certains, au nom de l’institution qu’il représente aient pu laisser penser que cela était interdit. Et nous devons lutter pied à pied contre cela. »

Mais le ministre de l’Intérieur a rappelé aussi qu’il était du rôle de l’État de protéger chaque religion : « Nous devons aussi protéger toutes les religions et refuser les appels à la haine au nom d’une religion. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Budget 2027 : la rapporteure générale du budget au Sénat tire à boulets rouges sur le scénario du gouvernement
6min

Politique

« Une récession n’est pas à exclure » : la rapporteure générale du budget au Sénat tire à boulets rouges sur le scénario du gouvernement

Dans son rapport sur les grands équilibres du budget 2027, la sénatrice Christine Lavarde (LR) se montre extrêmement critique sur la stratégie budgétaire du gouvernement. Le redressement budgétaire est « à l’arrêt », selon elle, est repose trop sur les prélèvements obligatoires, plutôt que sur les économies. Le scénario macroéconomique est par ailleurs « trop optimiste » à ses yeux, ce qui ouvre la porte à une « nouvelle désillusion ».

Le

Gerard Larcher re-elected President of the Senate
3min

Politique

Présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre : doublé par le gouvernement, le groupe RN « ne se laissera pas déstabiliser par les mesquineries d’un exécutif crépusculaire »

Mardi soir en conférence des présidents du Sénat, le gouvernement a réservé une surprise au nouveau groupe RN-UDR en décidant d’inscrire, le 19 novembre, dans son temps réservé, l’examen de la proposition de loi visant à instaurer une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre. Un texte que le groupe présidé par Edwige Diaz avait pourtant inscrit dans sa niche parlementaire prévue le 10 décembre. La sénatrice dénonce le « sectarisme » et les « calculs politiciens » du gouvernement.

Le

Affaire Mila: « Il n’existera jamais sous l’autorité de ce gouvernement de délit de blasphème » assure Christophe Castaner
3min

Politique

Hausse de TVA sur les abonnements de Canal+ : la ministre de la Culture « vigilante sur les conséquences de cette évolution » pour le financement du cinéma français

Auditionnée dans le cadre du budget 2027, la ministre de la Culture, Catherine Pégard est revenue sur une mesure polémique qui vise à doubler le taux de TVA de 10 % sur les abonnements aux télévisions payantes comme Canal +. Une disposition rejetée par les députés et qui pourrait subir le même sort au Sénat car elle pourrait se répercuter sur le financement du cinéma français, comme avait prévenu le patron de Canal +, Maxime Saada.

Le