Affaire Mila: Quatennens (LFI) défend la lycéenne et la liberté d’expression
Adrien Quatennens, numéro deux de LFI, a défendu mardi la jeune Mila, la lycéenne dont les virulentes critiques sur l'islam lui...

Affaire Mila: Quatennens (LFI) défend la lycéenne et la liberté d’expression

Adrien Quatennens, numéro deux de LFI, a défendu mardi la jeune Mila, la lycéenne dont les virulentes critiques sur l'islam lui...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Adrien Quatennens, numéro deux de LFI, a défendu mardi la jeune Mila, la lycéenne dont les virulentes critiques sur l'islam lui ont valu un déferlement de menaces, en rappelant que c'est "la loi, et rien que la loi", qui "borne" la "liberté d'expression".

"J'adjure l'Etat à la protéger et à garantir sa sécurité", a-t-il dit sur France Inter, alors que la jeune fille est maintenant déscolarisée.

Il a rappelé "un principe simple, la liberté absolue de conscience", et l'existence d'"une liberté bornée, la liberté d'expression. Ces bornes, ce sont la loi et rien que la loi, pas les injonctions à la censure sur les réseaux sociaux et tout le reste".

"La loi interdit l'apologie du crime, l'appel à la haine; par contre elle autorise la critique, la satire, etc", a-t-il développé.

"On a le droit d'être choqué par les propos de cette jeune fille, mais on a le droit de critiquer une religion, de la même manière qu'on a le droit de critiquer sa critique d'une religion", a-t-il insisté.

Citant nommément l'ancienne ministre Ségolène Royal, il a en outre "alert(é) sur le fait que des personnalités qui prennent la parole sur ce sujet voire même des responsables politiques (lui) font le sentiment d'avoir complètement perdu leur boussole".

Mme Royal avait défendu dimanche la "liberté de critiquer les religions", qui "doit être totale", tout en estimant que cela "n'empêche pas d'avoir du respect, d'avoir de l'éducation, de la connaissance, aussi d'être intelligent par rapport à ce qu'on dit", et en refusant "d'ériger une adolescente qui manque de respect comme le parangon de la liberté d'expression".

"Oui bien sûr je suis Mila", a assuré pour sa part le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure dimanche, en défendant "le fait dans notre république qu'on ait le droit y compris d'avoir des mots crus, durs sur une religion", avec "la limite de ne pas insulter ceux qui croient et de ne pas être dans la stigmatisation de tel ou tel, musulmans, juifs, catholiques, etc".

Au PCF, le porte-parole Ian Brossat avait défendu jeudi "le droit de critiquer les religions", tandis que pour le secrétaire national du parti Fabien Roussel, "on doit avoir le droit de critiquer une religion", mais "on doit aussi pouvoir la respecter".

Chez EELV, l'eurodéputé Yannick Jadot a dénoncé lundi les "attaques absolument inacceptables" contre la jeune fille, appelant à se "mobiliser pour qu'on puisse, dans ce pays, critiquer les religions quelles qu'elles soient".

Partager cet article

Dans la même thématique

Glucksmann
6min

Politique

Le sénateur Place Publique Bernard Jomier appelle à créer « un intergroupe » rassemblant les pro-Glucksmann au Sénat

« Il va y avoir un travail en commun des sénateurs qui soutiennent Raphaël Glucksmann », soutient le sénateur de Paris, après la victoire écrasante de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate. Il tend notamment « la main » aux sénateurs écologistes, qu’il a rejoints. Mais du côté du groupe PS, l’initiative laisse pour l’heure plus dubitatif.

Le

Bram: Raphael Glucksmann at Les Rencontres de la Gauche
8min

Politique

Présidentielle : de quels moyens va bénéficier Raphaël Glucksmann, désormais candidat du PS, pour faire campagne ?

Officiellement investi pour la campagne présidentielle, Raphaël Glucksmann va pouvoir bénéficier de l’expertise technique et militante du Parti socialiste pour la course à l’Elysée. Du fait de son poids politique, le parti à la rose devrait également être le premier contributeur financier de sa campagne. Le Canard enchaîné évoque un plafond à 2,4 millions d’euros, loin toutefois de ce qui avait été déboursé pour Anne Hidalgo ou Benoît Hamon.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Modernisation de la radio : la proposition de loi de Laurent Lafon pour assouplir la réglementation et soutenir le secteur

Déposée le 16 juin 2026 à l’initiative du sénateur Laurent Lafon, la proposition de loi relative à la modernisation de la radio sera débattue demain en séance publique. Adoptée largement par la Commission de la culture le 7 octobre 2026 et soutenue par les acteurs de la radio, la proposition de loi vise à assouplir la règlementation et favoriser le développement de la radio numérique terrestre dans un contexte de relatif déclin de la radio française.

Le