Affaire Quatennens : « Nous n’échappons pas à ces violences, la différence c’est qu’on en a conscience », plaide Manon Aubry (LFI)
Invitée d’Extralocal, Manon Aubry est revenue sur l’affaire Quatennens. L’eurodéputée LFI estime que son parti a réagi très rapidement, et surtout plus vite que d’autres organisations politiques comme LREM, devenu Renaissance. Elle considère aussi qu’il faut attendre les conclusions de l’enquête judiciaire pour statuer sur le fait qu’Adrien Quatennens garde son mandat ou pas.

Affaire Quatennens : « Nous n’échappons pas à ces violences, la différence c’est qu’on en a conscience », plaide Manon Aubry (LFI)

Invitée d’Extralocal, Manon Aubry est revenue sur l’affaire Quatennens. L’eurodéputée LFI estime que son parti a réagi très rapidement, et surtout plus vite que d’autres organisations politiques comme LREM, devenu Renaissance. Elle considère aussi qu’il faut attendre les conclusions de l’enquête judiciaire pour statuer sur le fait qu’Adrien Quatennens garde son mandat ou pas.
Louis Mollier-Sabet

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En pleine tourmente après l’affaire Quatennens, Manon Aubry, eurodéputée LFI, a tenté de défendre l’attitude de son parti, notamment par rapport aux réactions d’autres organisations politiques dans des affaires semblables : « On est une organisation politique qui est le reflet de la société. On vit dans une société patriarcale, donc on n’échappe pas à l’existence de ces violences. La différence entre notre organisation et les autres, c’est qu’on en a conscience, qu’on combat ces violences et que l’on se dote d’outils de prévention et de réparation. » Manon Aubry estime que « LREM a protégé des hommes accusés de faits extrêmement graves », en citant les cas Damien Abad, Nicolas Hulot et Gérald Darmanin. L’eurodéputée LFI défend-elle donc, comme son collègue Manuel Bompard, qu’« une gifle n’est jamais acceptable, mais [qu’]elle n’est pas égale à un homme qui bat sa femme tous les jours » ?

« À partir du moment où nous tolérons que l’on puisse frapper une femme, alors on acceptera beaucoup plus »

« Il dit une chose qui est vrai est qu’on ne peut pas considérer de la même manière un fait de harcèlement, de violence physique ou sexuelles. Ce sont des sanctions judiciaires différentes, donc cela doit être des sanctions politiques différentes », répond Manon Aubry, qui ajoute : « À l’inverse, il y a un continuum de violences, à partir du moment où nous tolérons que l’on puisse frapper une femme, alors on acceptera beaucoup plus. Toutes les victimes racontent que cela commence par une gifle. »

Adrien Quatennens a quitté ses fonctions de « coordinateur de la France insoumise », mais doit-il renoncer à son mandat de député ? « Maintenant c’est le temps de l’enquête judiciaire », répond Manon Aubry. « Nous avons pris une sorte de mesure conservatoire, de protection, y compris de la victime. Notre seul rôle, ce sont des sanctions politiques. S’il y a condamnation pénale, alors il faudra avoir un avis définitif. »

L’eurodéputée lie aussi cette situation à une proposition que porte LFI depuis quelques années maintenant : « Nous avons toujours été les seuls à défendre un référendum révocatoire, c’est-à-dire la possibilité pour les électeurs de retourner aux urnes s’ils ne sont pas contents de leurs élus. Cela pourrait être un outil pour que les électeurs décident », explique-t-elle.

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