Affaires: Larcher appelle la justice à la « retenue » avant les élections
Gérard Larcher, président LR du Sénat, a appelé dimanche la justice à faire preuve de "retenue" dans ses enquêtes sur François...

Affaires: Larcher appelle la justice à la « retenue » avant les élections

Gérard Larcher, président LR du Sénat, a appelé dimanche la justice à faire preuve de "retenue" dans ses enquêtes sur François...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Gérard Larcher, président LR du Sénat, a appelé dimanche la justice à faire preuve de "retenue" dans ses enquêtes sur François Fillon, dont il est proche, et le Front national, à moins de deux mois de l'élection présidentielle.

"J'appelle à une forme de sérénité", a lancé M. Larcher au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

Il a notamment critiqué le Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, qui a estimé dans le Journal du dimanche que "rien ne justifierait" une pause des enquêtes sur des candidats durant la campagne électorale. "J'aurais aimé qu'il nous parle de la présomption d'innocence bafouée ou de la violation du secret de l'instruction", a souligné M. Larcher.

Selon lui, "la démocratie nécessite non pas une trêve (des enquêtes) mais une retenue".

"Je vois un parquet qui est sous la pulsion, par nature la pulsion conduit à des décisions précipitées", a fait valoir le deuxième personnage de l'Etat, assurant qu'"immunité ne veut pas dire impunité".

Il a aussi accusé le Front de gauche et "certains syndicats", comme la CGT, de perturber les déplacements de M. Fillon en organisant des concerts de casseroles. "Je trouve ça inexcusable, (la campagne) c'est le temps de l'expression sereine. Je crois que les casseroles ne remplacent jamais un débat", a fustigé M. Larcher.

"Je reviens à ma notion de retenue" dans l'action de la justice, qui vaut "bien sûr", selon lui, pour les enquêtes qui visent le Front national et "vaudrait si demain M. (Emmanuel) Macron avait des ennuis".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le

France – Manifestation en soutien aux lyceens
5min

Politique

141 lycées fermés ce vendredi : les lycéens continuent de se mobiliser pour dénoncer leurs conditions d’apprentissage

Dix-neuf jours après les premières mobilisations, les lycéens continuent de manifester pour dénoncer le manque de professeurs, la pression liée à Parcoursup ou encore la dégradation du bâti scolaire. Ce vendredi matin, les portes de 141 lycées sont restées fermées en raison des blocus. En début de semaine, entre 400 et 500 établissements étaient concernés par ces fermetures, selon le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray.

Le