Affronter Macron au 2nd tour? Un « cadeau » pour Marine Le Pen
Marine Le Pen a assuré mardi à l'AFP n'avoir "aucune inquiétude" sur la montée en puissance d'Emmanuel Macron, affirmant que se...

Affronter Macron au 2nd tour? Un « cadeau » pour Marine Le Pen

Marine Le Pen a assuré mardi à l'AFP n'avoir "aucune inquiétude" sur la montée en puissance d'Emmanuel Macron, affirmant que se...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Marine Le Pen a assuré mardi à l'AFP n'avoir "aucune inquiétude" sur la montée en puissance d'Emmanuel Macron, affirmant que se retrouver face à "ce mondialiste décomplexé" au second tour de la présidentielle serait au contraire "un cadeau".

"Si Macron pouvait être face à moi au second tour, quel cadeau! On ne peut pas rêver une confrontation aussi claire et totale sur le plan des idées", a déclaré la présidente du Front national, candidate à l'élection présidentielle.

L'ancien ministre de l'Economie de François Hollande "a la mondialisation décomplexée, alors que les autres sont des mondialistes honteux et font croire qu'ils sont patriotes, comme Fillon", a-t-elle ajouté.

"Macron est un gaffeur absolument gigantesque et quand il va s'agir de parler du fond, ça va être beaucoup plus compliqué pour lui. Pour l'instant, ce qu'il dit dans ses meetings, c'est une succession de platitudes", a ironisé Mme Le Pen.

Pas d'inquiétude donc dans les rangs du FN, contrairement au PS et à la droite, sur le "phénomène" Macron? "Absolument aucune. Je dirais au contraire une espérance. Un face-à-face entre un mondialiste aussi caricatural et décomplexé que lui et une patriote comme moi, c'est l'idéal", a ajouté Marine Le Pen.

Celle qui répète à l'envi que la vraie ligne de fracture politique n'est plus entre la droite et la gauche mais entre "patriotes et mondialistes" voit dans ce potentiel duel le prélude à une "recomposition" plus large.

"Actuellement, on attend que Macron ait définitivement tué le PS et après, on s'attachera à démonter son programme", a ajouté un responsable du Front national.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sammy Baloji, Clémentine Samba Mushidi, Kasaji, province du Lualaba, 2018 – Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la galerie Imane Farès, Paris
4min

Politique

« Les festivals de l’été » : Aux rencontres photographiques d’Arles « Nous apportons le doute sur ce qu’on voit » revendique son directeur 

C’est le rendez-vous estival des amateurs de photographie. Pour leur 57ème édition, les Rencontres de la photographie d'Arles mettent à l’honneur le travail de photographes africains. Des nouveaux regards sur un continent central et une invitation renouvelée à une compréhension complexe de la réalité du monde, loin des images et des vérités assénées par les médias sociaux, comme le revendique son directeur Christoph Wiesner.

Le

Affronter Macron au 2nd tour? Un « cadeau » pour Marine Le Pen
4min

Politique

« Dans le monde politique et de l’entreprise, le pouvoir dénature les gens », observe Elisabeth Moreno

Si devenir ministre lui a permis de faire avancer la cause des femmes, elle a aussi, pendant deux ans, découvert l’envers du monde politique. Entre « carriérisme », environnement masculin et manque de soutien pour faire avancer le féminisme, Elisabeth Moreno revient sur ses combats, son expérience gouvernementale et les travers du pouvoir au micro de Rebecca Fitoussi, dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Heat Wave in the North
5min

Politique

La justice ordonne le démantèlement de « mégabassines » en Charente-Maritime : les agriculteurs condamnés invoquent la loi d’urgence agricole et font appel

Neuf agriculteurs ont été condamnés par la justice, jeudi 23 juillet, à démanteler quatre retenues d’eau qu’ils utilisent illégalement depuis dix-sept ans. Ils ont annoncé faire appel et se fondent sur le prétendu « décalage » entre cette décision et la loi d’urgence agricole tout juste adoptée, très favorable au développement de ces « bassines ».

Le

PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
7min

Politique

Le Conseil constitutionnel est-il devenu un arbitre sursollicité ?

Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».

Le