Agnès Buzyn convoquée par la justice : la commission d’enquête n’avait « pas relevé de faute judiciaire »
L’ancien rapporteur de la commission d’enquête sénatoriale sur la gestion de la crise sanitaire en 2020, Bernard Jomier, réagit à la convocation de l’ancienne ministre de la Santé devant la Cour de Justice de la République.

Agnès Buzyn convoquée par la justice : la commission d’enquête n’avait « pas relevé de faute judiciaire »

L’ancien rapporteur de la commission d’enquête sénatoriale sur la gestion de la crise sanitaire en 2020, Bernard Jomier, réagit à la convocation de l’ancienne ministre de la Santé devant la Cour de Justice de la République.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’était il y a à peine un an, le 23 septembre 2020. Agnès Buzyn faisait face durant plus de trois heures et demie à la commission d’enquête du Sénat sur la gestion de l’épidémie de covid-19. L’ancienne ministre de la Santé, en fonction jusqu’en février 2020, n’en a pas terminé de répondre à des questions sur les premières semaines de la pandémie en France. Elle est convoquée ce vendredi devant les juges de la Cour de Justice de la République. Selon Le Monde, elle pourrait être mise en examen pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « abstention volontaire de combattre un sinistre ». Une convocation sur laquelle l’un des trois anciens rapporteurs de la commission d’enquête, Bernard Jomier (apparenté PS), ne trouve rien à redire. « Il est tout à fait normal qu’un responsable politique assume ses actes jusqu’au bout », commente-t-il ce jeudi, à l’issue des questions au gouvernement.

Le sénateur est néanmoins revenu sur les conclusions rendues en décembre par la commission sénatoriale. « Nous avons eu beaucoup de mal à mettre au jour les faits », se remémore-t-il. Et pour cause. « Nous avons largement souligné le fait que le mode de prise de décisions de l’exécutif était beaucoup trop secret, manquait beaucoup trop de transparence, avec le conseil de défense sanitaire. » Sur la base des éléments dont il disposait alors – témoignages et pièces – Bernard Jomier n’incrimine pas Agnès Buzyn. « Nous n’avons pas relevé pour notre part de faute judiciaire », assure-t-il. « Nous n’avions pas relevé de faute particulière de Mme Buzyn. Nous en avions relevé du directeur général de la Santé. » Les sénateurs avaient notamment épinglé des mails compromettants sur le chapitre sensible des stocks stratégiques de masques.

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le