Agnès Firmin-Le Bodo visée par une enquête : « Le président de la République devra en prendre acte et lui retirer ses responsabilités », tranche le sénateur Yan Chantrel
Invité de Parlement Hebdo ce 22 décembre, le sénateur socialiste Yan Chantrel est revenu sur l’affaire qui touche Agnès Firmin-Le Bodo. Médiapart a révélé que la nouvelle ministre de la Santé était visée par une enquête judiciaire, ouverte cet été, pour avoir reçu des cadeaux de laboratoire pharmaceutique sans les déclarer.
À peine installée au poste de ministre de la Santé par intérim, en remplacement d’Aurélien Rousseau démissionnaire depuis l’adoption de la loi immigration, Agnès Firmin-Le Bodo est déjà dans la tourmente. Ce mercredi, Mediapart a révélé que la pharmacienne de profession était visée par une enquête judiciaire, ouverte en juin dernier, pour avoir reçu l’équivalent de 20 000 euros de cadeaux de la part du laboratoire pharmaceutique Urgo. Des cadeaux reçus avant son arrivée au gouvernement, mais qu’elle n’aurait jamais déclarés.
Ce 22 décembre, au micro de France Bleu Normandie, la nouvelle ministre de la Santé a confirmé les accusations, tout en insistant sur le fait que l’enquête en cours était ouverte « dans le cadre de [sa] fonction de pharmacienne ». « Le président de la République devra en prendre acte et lui retirer ses responsabilités », a réagi le sénateur socialiste Yan Chantrel ce vendredi sur le plateau de Parlement Hebdo.
Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.
La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.
En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.
Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».