Agnès Firmin-Le Bodo visée par une enquête : « Le président de la République devra en prendre acte et lui retirer ses responsabilités », tranche le sénateur Yan Chantrel
Invité de Parlement Hebdo ce 22 décembre, le sénateur socialiste Yan Chantrel est revenu sur l’affaire qui touche Agnès Firmin-Le Bodo. Médiapart a révélé que la nouvelle ministre de la Santé était visée par une enquête judiciaire, ouverte cet été, pour avoir reçu des cadeaux de laboratoire pharmaceutique sans les déclarer.
À peine installée au poste de ministre de la Santé par intérim, en remplacement d’Aurélien Rousseau démissionnaire depuis l’adoption de la loi immigration, Agnès Firmin-Le Bodo est déjà dans la tourmente. Ce mercredi, Mediapart a révélé que la pharmacienne de profession était visée par une enquête judiciaire, ouverte en juin dernier, pour avoir reçu l’équivalent de 20 000 euros de cadeaux de la part du laboratoire pharmaceutique Urgo. Des cadeaux reçus avant son arrivée au gouvernement, mais qu’elle n’aurait jamais déclarés.
Ce 22 décembre, au micro de France Bleu Normandie, la nouvelle ministre de la Santé a confirmé les accusations, tout en insistant sur le fait que l’enquête en cours était ouverte « dans le cadre de [sa] fonction de pharmacienne ». « Le président de la République devra en prendre acte et lui retirer ses responsabilités », a réagi le sénateur socialiste Yan Chantrel ce vendredi sur le plateau de Parlement Hebdo.
L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.
Les communes de plus de 30 000 habitants ont élu ce 5 vendredi juin leurs délégués dits supplémentaires qui se déplaceront pour les élections sénatoriales de septembre. Reportage à Rouen sur un petit scrutin méconnu, mais déterminant pour le renouvellement de la chambre haute du Parlement.
Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.
Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.