Agression de policiers à Champigny: des effectifs “pas toujours au rendez-vous” selon Carrez

Agression de policiers à Champigny: des effectifs “pas toujours au rendez-vous” selon Carrez

Le député (Les Républicains) du Val-de-Marne Gilles Carrez a déploré mardi que les effectifs policiers ne soient "pas toujours au...
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Le député (Les Républicains) du Val-de-Marne Gilles Carrez a déploré mardi que les effectifs policiers ne soient "pas toujours au rendez-vous", après l'agression dimanche soir de deux agents à Champigny-sur-Marne qui aurait cependant pu se produire "dans n'importe quelle commune".

"Un de nos problèmes à Champigny, c'est que les effectifs ne sont pas toujours au rendez-vous", a-t-il indiqué sur BFMTV. "Il y a besoin d'effectifs supplémentaires et il y a besoin d'une fermeté absolue, notamment dans le suivi par la justice de tous ces faits de délinquance", a-t-il poursuivi.

Dans la nuit de dimanche à lundi, deux policiers ont été roués de coups lors d'une intervention en marge d'une fête à Champigny-sur-Marne. Des vidéos de la rixe circulent depuis sur les réseaux sociaux.

"C'est une soirée privée dans une zone industrielle, ça aurait pu se passer dans n'importe quelle commune", a déclaré M. Carrez, qui a aussi rappelé que "le quartier sensible du Bois-l'Abbé, où est installé le commissariat, a été tout à fait calme".

Interrogé sur la remise en place des peines planchers, supprimées sous le quinquennat de François Hollande, le député s'est dit "favorable". "Si l'on prend l'exemple du Bois-l'Abbé (...) ce sont toujours les mêmes jeunes, une vingtaine, une trentaine au maximum, qui multiplient les petits délits, les provocations et donc les peines planchers sont une bonne réponse à ce type de délinquance", a-t-il expliqué.

Emmanuel Macron a annoncé le 18 octobre la création d'une "police de sécurité du quotidien", semblable à la "police de proximité" mise en place par Lionel Jospin et supprimée par Nicolas Sarkozy. Les premières expérimentations débuteront dans "la première quinzaine de février", selon le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

"A Champigny, le commissariat central est installé au coeur du quartier sensible (...) et donc les jeunes on les connaît. Il y a des rapports vraiment quotidiens entre ces quartiers, les populations de ces quartiers difficiles et la police. On a, de fait, une police de proximité", a fait valoir le député de la cinquième circonscription du Val-de-Marne.

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