SIPA_01179587_000012

Aide médicale d’Etat : députés et sénateurs trouvent un compromis sur une baisse de 111 millions

En décembre dernier, le Sénat avait réduit de 200 millions d’euros les crédits de l’aide médicale d’Etat fixés dans la version initiale du gouvernement Barnier à 1,3 milliard. En commission mixte paritaire, le PS demandait le retour à 1,3 milliard, la proposition a été rejetée. Un accord a finalement été trouvé avec les socialistes sur un gel des crédits à 1,2 milliard, à hauteur de 2024.
Simon Barbarit

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’était l’un des points à suivre dans les négociations en commission mixte paritaire sur le budget 2025. L’aide médicale d’Etat (AME). Pour mémoire, sur conditions de ressources, l’aide médicale d’Etat prend en charge à 100 % de ses frais médicaux et hospitaliers dans la limite des tarifs de la sécurité sociale pour les étrangers en situation irrégulière qui résident sur le territoire français depuis au moins trois mois sans discontinuité.

« Il n’y aura donc pas de remise en question du dispositif de l’AME », se félicitent les socialistes

La droite sénatoriale souhaite depuis plusieurs années la supprimer pour la transformer en Aide médicale d’urgence. En décembre dernier, avant la censure du gouvernement Barnier, le Sénat avait réduit de 200 millions d’euros les crédits fixés à 1,3 milliard, dans la version initiale du gouvernement. « Nous voulons obtenir 1,3 milliard. Et de toute façon, on peut sous-budgétiser. A la fin, les gens iront à l’hôpital pour se faire soigner et ça fera de la dette pour la Sécurité Sociale, autant voter un budget sincère », avait plaidé avant le deuxième jour de CMP, le député PS, Philippe Brun. La demande des socialistes a été rejetée. Les crédits de l’AME sont gelés à 1,2 milliard, à hauteur de 2024, une baisse de 111 millions précisément. Il s’agit d’une proposition du député, Ensemble pour la République, David Amiel votée par les élus PS. Restait encore à trouver un compromis sur les critères de l’AME sur lesquels les socialistes estiment avoir eu gain de cause. « Nous avons fait supprimer l’article 65 de la loi telle que votée au Sénat et qui posait des conditions, notamment le passage devant une commission médicale. C’était une façon déjà d’émousser des droits. Il n’y aura donc pas de remise en question du dispositif de l’AME dans cette loi comme l’auraient espéré les Républicains et le Rassemblement national », a souligné le président du groupe PS à l’Assemblée nationale.

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Aide médicale d’Etat : députés et sénateurs trouvent un compromis sur une baisse de 111 millions
3min

Politique

Bruno Retailleau candidat à l'Elysée : « Il a été le ministre de l’immigration et de l’insécurité, maintenant il fait le beau et il parade », raille Laurent Jacobelli (RN)

Sur un positionnement très conservateur, la candidature de Bruno Retailleau à l’Elysée pourrait ramener dans le giron des LR les électeurs tentés par l’extrême droite. Le RN Laurent Jacobelli, invité de la matinale de Public Sénat, veut rappeler que le Vendéen a fait alliance avec les macronistes. Il épingle également son bilan sécuritaire et migratoire en tant que ministre de l’Intérieur.

Le

France Drugging Trial
3min

Politique

Condamnation de Joël Guerriau : Gérard Larcher a promis à Sandrine Josso de développer les formations à la lutte contre les violences sexuelles auprès des sénateurs

15 jours après la condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer, Gérard Larcher a reçu l’élue mercredi soir pendant une heure. Le président du Sénat s’est engagé à développer les formations à la lutte contre les violences sexuelles auprès des sénateurs.

Le

Paris: Bruno Retailleau annonce candidature elections presidentielles 2027
9min

Politique

« Je serai le Président de l’ordre, de la justice et de la fierté française » : Bruno Retailleau se déclare candidat à la présidentielle de 2027

Le président des LR se lance dans la course pour 2027. « J’ai pris la décision d’être candidat à l’élection présidentielle » a annoncé l’ancien ministre de l’Intérieur, assurant ne pas vouloir être chef de l’Etat « par obsession du pouvoir, mais par sens du devoir ». Une décision que l’ancien président du groupe LR du Sénat a « mûri » petit à petit. Mais selon ses proches, il a en réalité décidé d’y aller « il y a déjà plusieurs mois ».

Le

« Regards croisés allemand et polonais sur les grands dossiers européens »
4min

Politique

Union européenne : au Sénat, des acteurs allemands et polonais appellent à « améliorer notre capacité à se défendre sans divorcer avec les Etats-Unis »

L’année 2026 célèbre le 35e anniversaire du Triangle de Weimar, une coopération entre la France, l’Allemagne et la Pologne basée sur le renforcement du dialogue politique entre les trois pays. Pour l’occasion, la commission des affaires européennes du Sénat a invité deux représentants de think tanks allemand et polonais, ce jeudi 12 février, pour croiser leurs regards sur une actualité européenne sous tension : les offensives de Donald Trump et la montée de l’extrême-droite sur le Vieux Continent.

Le