Aides sociales: Macron « s’en prend toujours aux mêmes », selon Bay (RN)
L'eurodéputé Rassemblement national (ex-Front National) Nicolas Bay a estimé lundi à propos de la polémique autour des aides...

Aides sociales: Macron « s’en prend toujours aux mêmes », selon Bay (RN)

L'eurodéputé Rassemblement national (ex-Front National) Nicolas Bay a estimé lundi à propos de la polémique autour des aides...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'eurodéputé Rassemblement national (ex-Front National) Nicolas Bay a estimé lundi à propos de la polémique autour des aides sociales qu'Emmanuel Macron "s'en prend toujours aux mêmes", les plus fragiles et ceux qui travaillent, appelant à s'attaquer d'abord aux fraudes sociale et fiscale.

Interrogé sur LCI pour savoir s'il y avait trop d'aides sociales comme l'a estimé le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, M. Bay a jugé qu'"on peut toujours discuter sur l'opportunité ou l'efficacité de tel ou tel dispositif". "Mais attaquons-nous d'abord à la fraude sociale et à la fraude fiscale avant de mettre en cause un certain nombre d'aides sociales", a-t-il dit, évaluant la première à "20 milliards d'euros" et la seconde à "50 milliards".

"Emmanuel Macron et ses ministres s'en prennent toujours aux mêmes", a-t-il poursuivi.

Face à l'argument de la recherche d'une meilleure efficacité de ces aides, avancé par le gouvernement, Nicolas Bay a estimé qu'"il y a toujours un prétexte officiel affiché mais le résultat concret, c'est que ça va fragiliser encore davantage nos 9 millions de pauvres et nos 6 millions de chômeurs".

"La grande tendance en matière fiscale, c'est simple: on frappe très durement ceux qui ont travaillé ou travaillent, on frappe le capital, uniquement le capital durable, immobilier, on allège au max la fiscalité sur les flux de capitaux, la spéculation", a-t-il ajouté.

Dimanche la ministre des Solidarités Agnès Buzyn avait estimé que toutes les aides sociales "peuvent être discutées", tout en excluant de faire des économies "sur le dos des pauvres", dans un entretien au Journal du Dimanche.

Partager cet article

Dans la même thématique

SoftBank CEO Masayoshi Son Meets French President Emmanuel Macron at Elysee Palace
5min

Politique

Nouvelle dissolution avant la présidentielle 2027 ? Une « instrumentalisation » de la Constitution que rien n’interdit

Plusieurs conseillers du camp présidentiel évoquent dans la presse la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale avant la tenue de la présidentielle 2027 pour compliquer la possible arrivée au pouvoir du Rassemblement national. Un scénario inédit sous la Vème République, que rien n’interdit formellement, mais qui dévoierait l’esprit de la Constitution, de l’avis de plusieurs juristes.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Affaire Lyhanna : après un rapport accablant de l'inspection, la responsabilité politique est-elle écartée ?

L'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice déclenchée par la mort de la jeune Lyhanna a pointé, ce lundi, une série de dysfonctionnements suite au dépôt de plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella. Sébastien Lecornu indique que « la puissance publique ne se défaussera pas » face à « une vérité d'une extrême gravité » et promet des mesures, sans évoquer la proposition de « loi intégrale » sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

France Extreme Weather Heat
8min

Politique

Canicule : le congé climatique fait monter la température politique

Face à une nouvelle vague de chaleur, les Écologistes proposent la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Une mesure qui est déjà mise en place en Espagne depuis 2024. Entre urgence sanitaire, coût économique et adaptation de la société, la mesure attise les débats bien au-delà du thermomètre.

Le