Ain: un rassemblement FN pousse un maire vers la démission
Le maire divers droite de Chanay, dans l'Ain, a proposé sa démission après avoir découvert l'organisation dimanche dans sa...

Ain: un rassemblement FN pousse un maire vers la démission

Le maire divers droite de Chanay, dans l'Ain, a proposé sa démission après avoir découvert l'organisation dimanche dans sa...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le maire divers droite de Chanay, dans l'Ain, a proposé sa démission après avoir découvert l'organisation dimanche dans sa commune d'un rassemblement du Front national en présence de cadres du parti, dont le vice-président Nicolas Bay, a-t-on appris auprès de la mairie.

"Le maire a appris mercredi que le FN débarquait. Il a été furieux. (...) Ce n'est pas une publicité qui nous honore", a déclaré l'AFP une source municipale, évoquant le FN et confirmant une information du Dauphiné Libéré.

"Le fond n'a pas changé depuis 1940 (...) On est républicains, on essaie de ne pas galvauder l'esprit de la République (...)", a t-elle encore dit, ajoutant que le maire, Henri Caldairou, colonel retraité de l'Armée de l'Air, avait en conséquence "proposé sa démission" aux 636 habitants de cette petite commune rurale.

Selon la source, le défaut d'information au maire a relevé d'un "problème interne" à la mairie, qui a loué fin août au FN la salle des fêtes.

En outre, "c'était présenté comme un repas champêtre", a-t-on poursuivi de même source, soulignant la surprise des élus de l'arrivée inattendue de poids lourds du parti.

"Mercredi, la mairie de Chanay nous a contacté pour nous annoncer que la réservation de la salle était annulée. J'ai contacté M. le maire, qui m'a rappelé pour me confirmer qu'il souhaitait annuler cette réservation et qu'il en faisait une +question de principes+", a déclaré pour sa part le député européen frontiste Dominique Martin, joint par l'AFP.

"Il m'a assuré (...) qu'elle était inadmissible, car elle avait été actée +dans son dos+", a ajouté l'élu, dont le parti a poursuivi l'édile en référé auprès du tribunal administratif de Lyon pour s'assurer de la tenue de cette réunion.

La mairie de Chanay a été condamnée à verser la somme de 125 euros à chacune des trois fédérations FN (Ain, Savoie, Haute-Savoie).

"Ils savent se défendre", a ajouté la source municipale, affirmant que le maire avait été l'objet de "propos dégradants" sur sa commune, notamment du responsable local frontiste, alors qu'il notifiait son refus.

"Tout le monde soutient le maire", a-t-elle conclu.

dfa-bp/bma

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Ain: un rassemblement FN pousse un maire vers la démission
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le