Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire a appelé jeudi le gouvernement néerlandais à "trouver une porte de sortie", après la prise de participation des Pays-Bas dans le capital d'Air France-KLM, estimant que cette opération "détruit de la valeur".
"Trouvons ensemble une porte de sortie qui permette de renforcer" la compagnie aérienne, a affirmé sur Public Sénat le ministre, qui attend des "éclaircissements" de la part de son homologue néerlandais Wopke Hoekstra, qu'il recevra vendredi matin à Bercy.
M. Le Maire a qualifié l'opération, qui a permis à l'Etat néerlandais d'acquérir 14% de la compagnie aérienne, "d'inamicale" et "d'incompréhensible", réitérant ses reproches à La Haye pour ne pas avoir prévenu Paris sur ses intentions.
Actionnariat du groupe Air France-KLM au 27 février 2019 après l'entrée de l'Etat néerlandais et capital en circulation
AFP
"Il n'est pas raisonnable de rester dans cette situation qui ne bénéficie à personne, ni à Air France, ni à KLM, ni au groupe dans son ensemble", a ajouté M. Le Maire. Il a toutefois estimé que l'alliance demeurait "solide".
La Haye a d'abord dévoilé mardi avoir pris une participation de 12,68% dans Air France-KLM, puis précisé mercredi soir avoir atteint son objectif en montant jusqu'à 14% du capital, soit une part équivalente à celle de l'Etat français (14,3%), et s'arrêter là.
Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Annecy… les écologistes ont subi de nombreuses pertes aux élections municipales après leur percée de 2020. Le signe d’un parti qui peine, à l’inverse d’il y a six ans, à apparaitre comme une force motrice à gauche, à l’heure où les propositions écologiques locales sont reprises par ses adversaires, y compris à droite.
La victoire de Grégory Doucet à Lyon a médiatiquement éclipsé la défaite des écologistes à la Métropole, alors que celle-ci dispose d’un budget et de compétences bien plus importantes. La droite conduite par Véronique Sarselli dispose d’une majorité confortable, si la coalition formée autour de Jean-Michel Aulas se maintient telle quelle.
Le parti fondé par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe à l’automne 2021 a remporté 17 villes de plus de 30 000 habitants aux élections municipales. Sa présence dans la France très urbaine est globalement stable, bien que marquée par la perte brutale de Nice, cinquième ville de France. Grâce à son maillage de petites villes, Horizons revendique une progression territoriale.
ANALYSE – Rachida Dati a perdu son pari électoral dans la capitale, même si elle reste maire du 7e arrondissement. Entre les effets de bord de la loi PLM, qu'elle a elle-même soutenue, et les tensions locales avec Horizons et Renaissance malgré un passage au gouvernement, retour sur une campagne où la cheffe de file de la droite parisienne, réputée pour son franc-parler et sa détermination, semble avoir fini par se couper d’une partie de son électorat.