Air France: le gouvernement « en appelle au sens des responsabilités de chacun »
Le gouvernement "en appelle au sens des responsabilités de chacun" après la démission du PDG d'Air France-KLM, désavoué lors d...

Air France: le gouvernement « en appelle au sens des responsabilités de chacun »

Le gouvernement "en appelle au sens des responsabilités de chacun" après la démission du PDG d'Air France-KLM, désavoué lors d...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le gouvernement "en appelle au sens des responsabilités de chacun" après la démission du PDG d'Air France-KLM, désavoué lors d'une consultation sur son projet d'accord salarial, ont déclaré vendredi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et la ministre des Transports Elisabeth Borne.

"Le gouvernement prend acte du résultat de la consultation interne organisée par la direction d'Air France-KLM", ont-ils sobrement indiqué dans un communiqué commun, saluant "le courage de Jean-Marc Janaillac et le travail de redressement qu'il a mené depuis deux ans au sein du groupe".

"Le groupe a des atouts solides mais aussi de nombreux défis à relever dans un marché très compétitif", ont-ils mis en garde.

S'ils notent qu'"il appartiendra au conseil d'administration (d'Air France-KLM) de définir les conditions de sortie de la crise actuelle", ils invitent assez clairement les syndicats de la compagnie actuelle à la modération, appelant "au sens des responsabilités de chacun afin de permettre à la compagnie de poursuivre son développement".

Le patron d'Air France-KLM a annoncé vendredi sa démission après le rejet surprise d'un projet d'accord salarial qu'il avait soumis au vote du personnel, par 55,44% des voix.

La décision de Jean-Marc Janaillac de consulter les salariés avait été soutenue par le gouvernement, le Premier ministre Edouard Philippe l'ayant qualifiée de "courageuse".

"Je salue assez volontiers cette initiative", avait-il indiqué le 26 avril sur Europe 1.

"Je me dis que si la consultation qu'il a organisée ne donnait pas les résultats qu'ils espérait, et s'il en tirait les conséquences, j'inciterais volontiers tout le monde à boucler sa ceinture de sécurité parce ce que les turbulences à mon avis ne seraient pas minimes", avait alors déclaré le chef du gouvernement.

"Une entreprise qui verrait son patron partir dans ces conditions, je ne suis pas sûr qu'elle serait dans de bonnes conditions pour affronter la suite", avait-il poursuivi.

Partager cet article

Dans la même thématique

MANIF FEMINISTE ANTI RASSEMBLEMENT NATIONAL
6min

Politique

Manifestation contre le RN à Orléans : un « aveu de faiblesse » pour la gauche ou un échec de la dédiabolisation de Marine Le Pen ?

20 000 à 30 000 opposants au Rassemblement national sont attendus samedi à Orléans où se tient le congrès du parti. Associations, syndicats, mais aussi responsables politiques comme Olivier Faure, Marine Tondelier ou Bally Bagayoko feront partie du cortège. Signe d’une dédiabolisation qui n’est pas encore aboutie pour le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen ? Ou un aveu d’impuissance de la gauche ? En 1997, une contre-manifestation avait rassemblé 50 000 personnes et les chefs de partis de gauche à Strasbourg où se tenait le congrès du Front national.

Le

7min

Politique

Pas de panier de produits sains à prix coûtant pour les consommateurs français : le texte a été rejeté par le Sénat

Jeudi, la proposition de loi déposée par les écologistes, qui entendait favoriser l’accès à une alimentation saine, a été rejetée par le Sénat. Si la nécessité de garantir l’accès aux produits de première nécessité dans un contexte inflationniste a été unanimement reconnue, plusieurs groupes politiques ont fait part de leur désaccord avec les moyens de sa mise en œuvre.

Le

Marseille: Riots and Protests in Marseille
6min

Politique

« En droit, vous ne pouvez pas avoir une interdiction générale de manifester », explique le constitutionnaliste Benjamin Morel  

Les arrêtés préfectoraux interdisant les manifestations et rassemblements se multiplient dans plusieurs villes avant la journée de mobilisation du 24 octobre et les couvre-feux sont également prolongés dans certains quartiers jusque lundi. Mais quel est le cadre législatif pour interdire des manifestations et imposer des couvre-feux ?

Le