AirBnB et Neymar doivent payer leurs impôts en France, selon Moscovici
Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a jugé mardi que les groupes numériques comme AirBnb, accusés...

AirBnB et Neymar doivent payer leurs impôts en France, selon Moscovici

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a jugé mardi que les groupes numériques comme AirBnb, accusés...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a jugé mardi que les groupes numériques comme AirBnb, accusés de fuir la fiscalité française, devaient payer des impôts dans le pays, tout comme le footballeur Neymar, qui vient de s'engager avec le PSG.

"Ce n'est pas normal, c'est choquant", a jugé M. Moscovici, interrogé sur la radio RTL quant au faible niveau des impôts payés en France par la plateforme de locations temporaires Airbnb.

Selon un article publié en début de semaine par le Parisien, Airbnb a payé moins de 100.000 euros en 2016 au fisc, alors que plus de 10 millions de Français ont utilisé le site.

M. Moscovici a souhaité faire en sorte "que quand vous travaillez en France - c'est le cas d'Airbnb - vous payez vos impôts en France avec le taux français".

Il a en ce sens appelé les gouvernements européens à mettre en place une "assiette commune", tout en rejetant l'idée d'harmoniser le taux de l'impôt sur les sociétés entre les pays de l'Union européenne (UE), celui de la France étant particulièrement élevé à 33%.

Au-delà d'AirBnb, la plupart des grands groupes numériques - Amazon, Apple, Facebook, Google...- se voient souvent reprocher d'utiliser leur activité dématérialisée pour payer peu d'impôts là où la fiscalité est plus lourde.

M. Moscovici a, par ailleurs, réagi à l'annonce du transfert du footballeur Neymar au PSG -une opération record à 222 millions d'euros -, alors que le ministre des Comptes publics s'était réjoui la semaine dernière des futurs impôts payés par le joueur en France.

"Que Neymar paie ses impôts en France en effet, moi je ne sais pas s'il faut s'en réjouir ou pas, je pense que ça doit être simplement la règle", a déclaré le commissaire européen.

"Ce n'est pas tolérable que l'on ait de l'opacité en la matière", a-t-il prévenu.

M. Moscovici a rappelé qu'il portait depuis mars une proposition destinée à accroître la transparence dans le cadre des stratégies fiscales proposées à de grands joueurs, par exemple par les banques.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le