Airbus : « Je n’ai pas prononcé le mot licenciement » souligne son PDG
Quelques jours après l’annonce de 404 suppressions de postes en France d’ici 2021, le PDG d’Airbus, Guillaume Faury, était auditionné, ce mercredi, par la commission des affaires économiques du Sénat. Le dirigeant a indiqué que ce plan de restructuration n’impliquait pas pour le moment de fermeture de site, ni de plan de licenciement.

Airbus : « Je n’ai pas prononcé le mot licenciement » souligne son PDG

Quelques jours après l’annonce de 404 suppressions de postes en France d’ici 2021, le PDG d’Airbus, Guillaume Faury, était auditionné, ce mercredi, par la commission des affaires économiques du Sénat. Le dirigeant a indiqué que ce plan de restructuration n’impliquait pas pour le moment de fermeture de site, ni de plan de licenciement.
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La situation du groupe européen est florissante. « Airbus a fait en 2019, un chiffre d’affaires de 70 milliards d’euros (…) Si je regarde l’activité principale, l’activité aviation commerciale, elle a représenté en 2019 à peu près 55 milliards d’euros avec un record de livraison en 2019 puisque nous avons livré en 2019, 863 appareils » a d’abord exposé en préambule de son audition devant la commission des affaires économiques du Sénat, Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus.

Pour rappel, les activités du géant européen de l’aéronautique se décomposent en 3 activités principales : l’aviation commerciale, hélicoptère et enfin une activité défense et espace. C’est au sein de cette dernière division que la direction du groupe a annoncé jeudi dernier, un plan de suppression de 2.300 emplois dans le monde ; dont 404 postes (sur 8 000) en France, d’ici la fin de l’année 2021. Dans le détail, l'entité Airbus and Space connaîtra 368 suppressions de postes, dont 260 à Toulouse, 92 à Elancourt (Yvelines), 7 à Bezons (Val-d'Oise) et 9 autres à Elancourt ou Toulouse,

Un plan de restructuration justifié par Guillaume Faury qui a évoqué une prise de commande « insuffisante depuis 3 ans » et la « dureté de la compétition dans le domaine de l’espace ». Pour le moment, la direction n’a pas acté de fermeture de site ni de plan de licenciements. « On est rentré en discussion avec nos partenaires sociaux. Airbus a une longue histoire sociale (…) On a toujours su faire ça de façon correcte et adéquate » a-t-il assuré.

Néanmoins le sénateur communiste de Seine-Saint-Denis, Fabien Gay, n’a pas manqué de l’interroger sur ce sujet. « Airbus c’est un taux de redistribution des bénéfices de près de 70% ce qui la classe dans le top 10 des entreprises du CAC 40 (…) Les syndicats alertent, avec ces licenciements, il y a aussi de la perte de savoir-faire, alors qu’il y a un carnet de commandes sur 10 ans ».

« On a été et on est toujours un employeur très important. On embauche. On forme. On investit. Mais quand une activité a des difficultés de compétitivité, la pire des choses à faire, serait de la laisser aller dans le rouge sans s’en occuper » a d’abord répondu le patron d’Airbus avant de rappeler qu’il « n’avait pas prononcé le mot licenciement ».

« On va essayer de trouver des solutions. Il y a des passerelles entre les différentes branches, entre les différentes activités (…) On l’a déjà fait. Pour que le plus possible, les gens retrouvent des emplois » a-t-il promis.

 

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