Aix-en-Provence: la promotion express du chauffeur de la maire annulée par le Conseil d’Etat
La promotion du chauffeur de la maire LR d'Aix-en-Provence, qui vaut à Maryse Joissains-Masini d'être poursuivie pénalement, a...

Aix-en-Provence: la promotion express du chauffeur de la maire annulée par le Conseil d’Etat

La promotion du chauffeur de la maire LR d'Aix-en-Provence, qui vaut à Maryse Joissains-Masini d'être poursuivie pénalement, a...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La promotion du chauffeur de la maire LR d'Aix-en-Provence, qui vaut à Maryse Joissains-Masini d'être poursuivie pénalement, a été définitivement annulée par le Conseil d'Etat, a-t-on appris mardi.

Dans son arrêt rendu le 25 mai que s'est procuré l'AFP, le Conseil d'Etat estime que la maire d'Aix-en-Provence "a commis une erreur manifeste d'appréciation de la valeur et de l'expérience professionnelle" d'Omar Achouri, son chauffeur et conseiller.

Mme Joissains-Masini, maire d'Aix-en-Provence et présidente de la Communauté du Pays d'Aix depuis 2001, avait exigé la promotion de M. Achouri, âgé aujourd'hui de 65 ans, alors qu'il figurait à la 50e place sur une liste dressée par ordre de mérite.

Le 14 mai, le parquet du tribunal correctionnel de Montpellier a requis à son encontre neuf mois de prison ferme et dix ans d'inéligibilité pour cette promotion ainsi que pour avoir fourni des emplois de complaisance à des proches.

Le procureur Dominique Sie avait notamment estimé que les faits de détournement de fonds publics et de prise illégale d'intérêts étaient "parfaitement caractérisés".

"Le Conseil d'Etat confirme qu'il s'agit d'une erreur d'appréciation, c'est ce que nous plaidons au pénal", a réagi mardi son avocat Me Alain Roustan.

"Une erreur d'appréciation n'a jamais été un délit. Il ne s'agit pas de détournement de fonds publics et de prise illégale d'intérêts", a poursuivi l'avocat.

Lors de son procès Mme Joissains-Masini s'était défendue en soulignant avoir voulu "récompenser par une promotion sociale "un engagement total" de son chauffeur, décrit comme un "personnage clef du système de clientélisme" aixois par différents hauts responsables administratifs de la ville.

Partager cet article

Dans la même thématique

Aix-en-Provence: la promotion express du chauffeur de la maire annulée par le Conseil d’Etat
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le