Alain Juppé dit qu’il ne paiera pas sa cotisation 2018 au parti LR
Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a annoncé lundi qu'il ne paierait pas sa cotisation 2018 au parti Les Républicains (LR), à l...

Alain Juppé dit qu’il ne paiera pas sa cotisation 2018 au parti LR

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a annoncé lundi qu'il ne paierait pas sa cotisation 2018 au parti Les Républicains (LR), à l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a annoncé lundi qu'il ne paierait pas sa cotisation 2018 au parti Les Républicains (LR), à l'occasion de ses voeux à la presse à Bordeaux.

"Je n'ai pas payé ma cotisation LR 2017 et je n'ai pas l'intention de payer celle de 2018" a dit M. Juppé, candidat malheureux à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2017.

"J'ai fait savoir que je quittais la présidence de la fédération LR de Gironde", a-t-il poursuivi devant la presse. "Je prends du recul et je vais observer notamment dans la perspective des élections européennes de 2019", a-t-il ajouté.

Interrogé pour savoir s'il se mettait en congé du parti, l'ex-Premier ministre a refusé de répondre. "Je suis vigilant", s'est-il contenté de dire, rappelant une nouvelle fois que la défense du projet européen et la lutte contre le Front national (FN) notamment constituaient pour lui des "lignes rouges" au sein de LR.

"Je comprends parfaitement la décision de Dominique Bussereau qui m'avait informé", a encore dit le maire de Bordeaux, constatant que "la composante centriste (…) s'est détachée de ce parti".

Dimanche, l'ancien ministre juppéiste Dominique Bussereau a annoncé qu'il se mettait "en congé de LR" jusqu'à la campagne des européennes de 2019, regrettant dans sa famille politique des propos qui "pourraient être ceux du FN" et une absence d'"amour de l'Europe".

Alain Juppé, membre fondateur de l'ancien parti de droite UMP, devenu Les Républicains, avait, le 12 novembre 2017, devant des journalistes, émis l'idée de bâtir "un grand mouvement central" avec Emmanuel Macron, avant d'atténuer ses propos.

Questionné sur une possible adhésion à LREM, le maire de Bordeaux a répondu: "Je n'en ai pas l'intention. Je veux être libre. J'ai envie de liberté et d'analyse". "Je ne cherche pas à créer un parti ou une chapelle", a-t-il ajouté.

Pour l'élection interne à la tête des Républicains, remportée en décembre par Laurent Wauquiez, le maire de Bordeaux avait annoncé qu'il voterait pour le candidat Maël de Calan, "un homme de droite, d'une droite humaniste".

"Chacun est libre de faire ce qu'il veut. Aujourd'hui pour moi, il n'existe pas de ligne rouge qui ait été franchie par Laurent Wauquiez", a réagi la numéro 2 du parti et première adjointe d'Alain Juppé, Virginie Calmels.

"Je crois qu'on le sentait déjà depuis un certain nombre de semaines et de mois à travers ses déclarations. Je ne me permettrai pas de lui donner des conseils, mais je regrette à titre personnel qu'il ne souhaite pas s'investir plus dans le débat", a-t-elle ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le