« Alain Juppé ne doit pas faire comme Charles Aznavour avec des adieux à la scène chaque année » selon le sénateur Pierre Charon
Après l’annonce du retrait d’Alain Juppé du parti Les Républicains, le sénateur LR Pierre Charon estime qu’il ne doit pas « faire comme Charles Aznavour avec des adieux à la scène chaque année ».

« Alain Juppé ne doit pas faire comme Charles Aznavour avec des adieux à la scène chaque année » selon le sénateur Pierre Charon

Après l’annonce du retrait d’Alain Juppé du parti Les Républicains, le sénateur LR Pierre Charon estime qu’il ne doit pas « faire comme Charles Aznavour avec des adieux à la scène chaque année ».
Public Sénat

Par Alexandre Poussart et Jérôme Rabier

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“Cela fait un petit moment qu’Alain Juppé a pris ses distances avec Les Républicains” remarque le sénateur (LR) Pierre Charon, après l’annonce du recul de l’ancien Premier ministre vis-à-vis de son parti. “Il ne doit pas faire comme Charles Aznavour en faisant ses adieux à la scène chaque année”, s’est fendu le sénateur, proche de Nicolas Sarkozy.

“Il a voulu des primaires ouvertes, il les a perdues et on a vu le succès qu’elles ont eu. Laurent Wauquiez démarre une nouvelle aventure, sans mauvaise foi donc il n’y a pas de casus belli.”

“Alain Juppé aura sa place dans le débat sur l’Europe”

Malgré son retrait des LR, "Alain Juppé aura toute sa place dans le débat sur l'Europe" selon le sénateur Mathieu Darnaud
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“Ce n’est pas un départ fracassant” analyse Mathieu Darnaud, sénateur (LR) de l’Ardèche.  Alain Juppé aura toute sa place dans le débat sur l’Europe en vue des élections européennes 2019, et sur d’autres grands sujets. “Notre parti est ouvert, Laurent Wauquiez a notamment proposé au juppéiste Jean Léonetti de présider le Conseil national des LR” pour fixer les grandes orientations du parti.

“Ce n’est pas le moment de prendre congé du parti” estime le juppéiste François Grosdidier

Retrait d'Alain Juppé du parti Les Républicains : "ce n'est pas le moment de prendre congé du parti" estime le sénateur juppéiste François Grosdidier
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Le sénateur (LR) de la Moselle, François Grosdidier, soutien d’Alain Juppé à la primaire en 2016, estime que “ce n’est pas le moment de prendre congé du parti LR mais de se mettre au travail pour faire vivre la diversité d’idées de cette famille.”

“Valérie Pécresse peut défendre la ligne des juppéistes”

Pour le sénateur Grosdidier, Valérie Pécresse peut porter l’héritage d’Alain Juppé : “elle n’est pas sur la même ligne que Laurent Wauquiez.”

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A Montpellier, c’est une triangulaire qui opposera, dimanche prochain, le maire sortant socialiste Michaël Delafosse, en tête avec 33,41 % au premier tour, la candidate LFI, Nathalie Oziol, deuxième avec 15,36 % et le candidat indépendant, Mohed Altrad (11,31 % des voix). Si dans de nombreuses grandes villes de France, comme Lyon, Toulouse, Nantes… LFI et le reste de la gauche se sont unis au deuxième tour des élections municipales, dans l’Hérault, il n’en a pas été question, tant les deux gauches semblent irréconciliables. Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. L’objectif que nous devons viser, c’est l’objectif zéro déchet ». Michaël Delafosse a rappelé que le CSR était une solution préconisée par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). « Il nous faut continuer à mieux collecter les biodéchets comme le verre », a-t-il ajouté. Pour conclure sur les défis de la nouvelle mandature, comme l’augmentation de la population dans la ville, en moyenne 8 000 habitants par an, Nathalie Oziol a estimé que rien n’a été fait pour accueillir les gens ». Mohed Altrad a aussi jugé que la ville n’était pas à la hauteur des autres villes de taille similaire. Il propose de mieux gérer l’argent public en économisant 25 % de ce qu’il considère comme du « gaspillage ». Mickaël Delafosse s’engage à construire 1 000 nouveaux logements étudiants dans le secteur d’Agropolis et des logements pour seniors mais aussi le développement des BRS (bail réel et solidaire) qui ne permette à personne en logement sociaux d’accéder à la propriété ou encore poursuivre l’encadrement des loyers et la lutte contre Airbnb.  

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