L’aeroport de Lille-Lesquin evacue en raison dÕune alerte a la bombe
L'aeroport de Lille-Lesquin en cours dÕevacuation depuis 10h30 mercredi matin en raison dÕune alerte a la bombe. Lille-Lesquin airport under evacuation since 10:30 Wednesday morning due to a bomb threat//GREUEZFRANCOIS_LILI02827/Credit:FRANCOIS GREUEZ/SIPA/2310181246

Alertes à la bombe : que risquent les auteurs des fausses alertes ?

Depuis l’attentat d’Arras, les alertes à la bombe se multiplient en France. Ce jeudi, encore quatorze aéroports français ont fait l’objet d’alertes à la bombe. Que risquent les auteurs ?
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« 17 aéroports menacés. 15 aéroports évacués. 130 vols annulés. De très nombreux retards ». C’est le bilan fait par le ministre en charge des Transports, Clément Beaune mercredi sur X. Depuis l’attentat d’Arras qui a causé la mort du professeur, Dominique Bernard, les alertes à la bombe se sont multipliées sur le territoire. Le château de Versailles a été évacué trois fois depuis samedi. Encore aujourd’hui, Quatorze aéroports français ont de nouvelles menaces d’attentats, provoquant l’évacuation d’au moins 8 d’entre eux, comme à Brest, Nantes, Rennes ou encore Béziers.

« Ces petits plaisantins qui s’amusent avec ces fausses menaces seront retrouvés et punis », a promis le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti.

Les auteurs risquent effectivement gros. « Le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende », prévoit l’article 322-14 du Code pénal.

Est puni de la même peine « le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information faisant croire à un sinistre et de nature à provoquer l’intervention inutile des secours ».

Mais les peines peuvent être encore plus sévères. Jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende en cas de « menace par quelques moyens que ce soit », « de destruction, de dégradation ou de détérioration dangereuses pour les personnes », « avec l’ordre de remplir une condition » (article 322-13).

Clément Beaune a précisé que chaque alerte à la bombe fera l’objet d’un dépôt de plainte par l’aéroport.

 

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le