Politique
Si la décision de la Cour de cassation dans quelques mois est déterminante sur la fin de la campagne de Marine Le Pen, la candidate devra aussi s’assurer que sa candidature passe le filtre de la validation du Conseil constitutionnel.
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Par Public Sénat
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L’interview au vitriol d’Alexandre Benalla à France Inter, dans laquelle il qualifie les sénateurs de « petites personnes » et accuse le Sénat de « bafouer les règles fondamentales de la démocratie française », a jeté un froid au Palais du Luxembourg.
« Derrière la provocation manifeste, il y a une forme de perte de sang-froid », a réagi Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, et membre de la commission d’enquête. « Nous, nous continuons notre travail dans la sérénité avec l’objectif de faire émerger les éléments de la vérité », a-t-il ajouté.
Les propos de la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, ce matin, sont également très commentés. « Personne n'est dupe de ce qu'il se passe, de ce qu'il s'est passé cet été, de l'instrumentalisation de ce qui est, tout de même, une dérive au départ personnelle », a-t-elle déclaré sur France Inter.
Réponse du sénateur socialiste du Nord :
« J’engage Mme Belloubet à beaucoup de prudence. Nous n’avons pas de leçons à recevoir de l’exécutif sur le bon fonctionnement du Parlement. Séparation des pouvoirs. Elle devrait en être la garante. »