Alexandre Benalla et Vincent Crase restent en prison
L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, et son ami Vincent Crase, ex-employé de LREM, ont été maintenus en...

Alexandre Benalla et Vincent Crase restent en prison

L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, et son ami Vincent Crase, ex-employé de LREM, ont été maintenus en...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, et son ami Vincent Crase, ex-employé de LREM, ont été maintenus en détention provisoire vendredi, la cour d'appel de Paris ayant rejeté leur référé-liberté déposé par leurs avocats, a-t-on appris de source judiciaire.

La décision a été prise par le président de la chambre de l'instruction.

MM. Benalla et Crase ont été incarcérés mardi, à la suite d'une décision d'un juge des libertés et de la détention saisi par les magistrats instructeurs en charge de l'enquête sur les violences qui leur sont reprochées au cours des manifestations du 1er-Mai.

Ils avaient été convoqués le matin même au tribunal de Paris, conséquence de la révélation par Mediapart d'enregistrements clandestins d'une conversation entre les deux hommes, datée du 26 juillet, soit quatre jours après leur mise en examen et alors que la justice leur avait interdit d'entrer en contact.

Outre cette procédure d'urgence du référé-liberté, les avocats d'Alexandre Benalla et Vincent Crase ont également interjeté appel de leur placement en détention provisoire. Il sera examiné mardi matin par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, réunie en formation collégiale.

Les avocats contestent la légalité des enregistrements publiés par Mediapart, estimant leur origine douteuse car ne provenant selon eux ni d’écoutes judiciaires, ni d’écoutes administratives.

La défense d'Alexandre Benalla a déposé une plainte le 14 février pour "détention illicite d'appareils ou dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interceptions", "atteinte à l'intimité de la vie privée", "atteinte à la représentation de la personne" et "faux". Vincent Crase a lui aussi porté plainte.

L'affaire Benalla, qui a débuté en juillet, n'a cessé depuis d'empoisonner l'exécutif, avec ses multiples volets et rebondissements.

Cette semaine encore, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire afin de déterminer s'il y a pu avoir des "dissimulations de preuves" dans le cadre des différentes procédures visant l'ancien chargé de mission de l'Elysée et son entourage.

Au Sénat, la commission d'enquête mise sur pied l'été dernier a rendu ses conclusions et demandé au président de la Chambre haute de saisir le parquet pour "faux témoignage", soupçonnant MM. Benalla et Crase d'avoir menti sous serment.

Elle a également mis en cause les témoignages de trois hauts responsables au palais présidentiel - Patrick Strzoda, Alexis Kohler et le général Lionel Lavergne - les soupçonnant d'"omissions, incohérences" et "contradictions".

Partager cet article

Dans la même thématique

Hervé Marseille
3min

Politique

Elections municipales à Paris : « Il est indispensable d’avoir une union dans l’entre-deux-tours entre Dati et Bournazel », réclame Hervé Marseille

Le premier tour des élections municipales se déroule ce dimanche 15 mars et le successeur d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris peine à poindre. Son ancien premier adjoint, Emmanuel Grégoire arrive en tête dans les sondages certes, mais l’hypothèse d’une fusion des listes entre le bloc central et la droite parisienne demeure. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, le président du groupe sénatorial Union centriste, Hervé Marseille, enjoint les deux camps à s’unir face à la gauche d’Emmanuel Grégoire.

Le

Sophia Chikirou and Jean Luc Melenchon in a meeting for the municipal elections at Mutualite in Paris
6min

Politique

« L'arbitre de la compétition » : aux municipales, LFI veut se rendre indispensable à gauche malgré son isolement

Avec ses centaines de listes indépendantes, La France insoumise (LFI) veut passer un cap à l’échelon local et assume de faire du scrutin des 15 et 22 mars le « premier tour » de l'élection présidentielle. De quoi espérer remporter plusieurs municipalités de banlieue et se mêler à la bataille du second tour dans les grandes villes, où socialistes et écologistes ne pourront se passer des voix insoumises pour l’emporter.

Le

Paris: PY Bournazel reunion publique campagne municipale Paris
7min

Politique

Municipales : faute d’implantation locale, Renaissance contraint de faire profil bas

La formation de Gabriel Attal a fait le choix d’une campagne a minima pour les élections municipales, avec 360 listes menées sur son nom. Faute d’implantation locale, Renaissance a surtout choisi de former des coalitions avec ses partenaires du centre et de droite pour augmenter le nombre de ses conseillers municipaux. Enjamber les municipales pour mieux lancer la campagne présidentielle, c’est le pari de l’ancien Premier ministre.

Le