Alimentation : « On vit encore sous l’empire d’un double lobby », dénonce Benoît Hamon
Le fondateur du mouvement Génération.s s’en est pris au « lobby de l’agrobusiness » et au « lobby de la grande distribution », dont la logique s’oppose, selon lui, à une alimentation de qualité. « Ils prélèvent l’essentiel de la marge et de la valeur », affirme-t-il.

Alimentation : « On vit encore sous l’empire d’un double lobby », dénonce Benoît Hamon

Le fondateur du mouvement Génération.s s’en est pris au « lobby de l’agrobusiness » et au « lobby de la grande distribution », dont la logique s’oppose, selon lui, à une alimentation de qualité. « Ils prélèvent l’essentiel de la marge et de la valeur », affirme-t-il.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Présent dans les allées du Salon de l’agriculture ce jeudi, Benoît Hamon a pointé du doigt le « productivisme » et de l’agriculture intensive ». « L’idée, c’est de produire le maximum à moindre coût et parfois au détriment de la qualité », a déploré le fondateur du mouvement Génération.s.

L’amélioration de la qualité de l’alimentation doit se régler avec une meilleure répartition des revenus, selon lui :

« Le vrai enjeu de la qualité de notre alimentation doit nous interroger sur les conditions dans lesquelles les paysans travaillent, les conditions dans lesquelles ils produisent et la façon dont ils sont rémunérés […] La réalité, c’est que si on diminuait les marges de la grande distribution, on pourrait avoir une alimentation de qualité à des prix tout à fait abordables. »

« Globalement », le gouvernement « ne change rien »

« On vit encore sous l’empire d’un double lobby : le lobby de l’agrobusiness et le lobby de la grande distribution », a poursuivi l’ancien socialiste. « Dans les faits ce sont eux qui prélèvent l’essentiel de la marge et de la valeur dans la chaîne qui va du petit producteur jusqu’au consommateur. »

L’ancien candidat à la présidentielle, qui promettait en 2017 de « défendre » la position des agriculteurs « dans les contrats avec la grande distribution » et « d’améliorer leurs conditions de travail », considère que « globalement », le projet de loi du gouvernement « ne change rien à ce qui sera cette chaîne de valeur » dans l’alimentation.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le

Alimentation : « On vit encore sous l’empire d’un double lobby », dénonce Benoît Hamon
6min

Politique

Elections sénatoriales en Gironde : la droite favorite, le RN veut créer la surprise 

En Gironde, la droite et le centre abordent les élections sénatoriales en position de force, après plusieurs victoires aux dernières municipales. À gauche, cinq listes se disputent les voix des grands électeurs, tandis que le Rassemblement national espère profiter de la dispersion pour décrocher, pour la première fois, un siège dans le département.

Le

Election 2026 Republicans
7min

Politique

« Ça s’appelle de la corruption civile » : Donald Trump tente-t-il d’acheter ses électeurs en promettant des « dividendes » de 5000 dollars ?

À Dallas, ce mercredi 9 septembre, Donald Trump, le président américain promet 5 000 dollars à chaque adulte si son parti conserve la Chambre des représentants et le Sénat à l’issu des élections de mi-mandat. Une annonce spectaculaire, dont le financement reste flou et qui soulève des questions sur les limites entre promesse politique, incitation électorale et intégrité du scrutin.

Le