Alimentation : « On vit encore sous l’empire d’un double lobby », dénonce Benoît Hamon
Le fondateur du mouvement Génération.s s’en est pris au « lobby de l’agrobusiness » et au « lobby de la grande distribution », dont la logique s’oppose, selon lui, à une alimentation de qualité. « Ils prélèvent l’essentiel de la marge et de la valeur », affirme-t-il.

Alimentation : « On vit encore sous l’empire d’un double lobby », dénonce Benoît Hamon

Le fondateur du mouvement Génération.s s’en est pris au « lobby de l’agrobusiness » et au « lobby de la grande distribution », dont la logique s’oppose, selon lui, à une alimentation de qualité. « Ils prélèvent l’essentiel de la marge et de la valeur », affirme-t-il.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Présent dans les allées du Salon de l’agriculture ce jeudi, Benoît Hamon a pointé du doigt le « productivisme » et de l’agriculture intensive ». « L’idée, c’est de produire le maximum à moindre coût et parfois au détriment de la qualité », a déploré le fondateur du mouvement Génération.s.

L’amélioration de la qualité de l’alimentation doit se régler avec une meilleure répartition des revenus, selon lui :

« Le vrai enjeu de la qualité de notre alimentation doit nous interroger sur les conditions dans lesquelles les paysans travaillent, les conditions dans lesquelles ils produisent et la façon dont ils sont rémunérés […] La réalité, c’est que si on diminuait les marges de la grande distribution, on pourrait avoir une alimentation de qualité à des prix tout à fait abordables. »

« Globalement », le gouvernement « ne change rien »

« On vit encore sous l’empire d’un double lobby : le lobby de l’agrobusiness et le lobby de la grande distribution », a poursuivi l’ancien socialiste. « Dans les faits ce sont eux qui prélèvent l’essentiel de la marge et de la valeur dans la chaîne qui va du petit producteur jusqu’au consommateur. »

L’ancien candidat à la présidentielle, qui promettait en 2017 de « défendre » la position des agriculteurs « dans les contrats avec la grande distribution » et « d’améliorer leurs conditions de travail », considère que « globalement », le projet de loi du gouvernement « ne change rien à ce qui sera cette chaîne de valeur » dans l’alimentation.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sammy Baloji, Clémentine Samba Mushidi, Kasaji, province du Lualaba, 2018 – Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la galerie Imane Farès, Paris
4min

Politique

« Les festivals de l’été » : Aux rencontres photographiques d’Arles « Nous apportons le doute sur ce qu’on voit » revendique son directeur 

C’est le rendez-vous estival des amateurs de photographie. Pour leur 57ème édition, les Rencontres de la photographie d'Arles mettent à l’honneur le travail de photographes africains. Des nouveaux regards sur un continent central et une invitation renouvelée à une compréhension complexe de la réalité du monde, loin des images et des vérités assénées par les médias sociaux, comme le revendique son directeur Christoph Wiesner.

Le

Alimentation : « On vit encore sous l’empire d’un double lobby », dénonce Benoît Hamon
4min

Politique

« Dans le monde politique et de l’entreprise, le pouvoir dénature les gens », observe Elisabeth Moreno

Si devenir ministre lui a permis de faire avancer la cause des femmes, elle a aussi, pendant deux ans, découvert l’envers du monde politique. Entre « carriérisme », environnement masculin et manque de soutien pour faire avancer le féminisme, Elisabeth Moreno revient sur ses combats, son expérience gouvernementale et les travers du pouvoir au micro de Rebecca Fitoussi, dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Heat Wave in the North
5min

Politique

La justice ordonne le démantèlement de « mégabassines » en Charente-Maritime : les agriculteurs condamnés invoquent la loi d’urgence agricole et font appel

Neuf agriculteurs ont été condamnés par la justice, jeudi 23 juillet, à démanteler quatre retenues d’eau qu’ils utilisent illégalement depuis dix-sept ans. Ils ont annoncé faire appel et se fondent sur le prétendu « décalage » entre cette décision et la loi d’urgence agricole tout juste adoptée, très favorable au développement de ces « bassines ».

Le

PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
7min

Politique

Le Conseil constitutionnel est-il devenu un arbitre sursollicité ?

Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».

Le