Alimentation : « On vit encore sous l’empire d’un double lobby », dénonce Benoît Hamon
Le fondateur du mouvement Génération.s s’en est pris au « lobby de l’agrobusiness » et au « lobby de la grande distribution », dont la logique s’oppose, selon lui, à une alimentation de qualité. « Ils prélèvent l’essentiel de la marge et de la valeur », affirme-t-il.

Alimentation : « On vit encore sous l’empire d’un double lobby », dénonce Benoît Hamon

Le fondateur du mouvement Génération.s s’en est pris au « lobby de l’agrobusiness » et au « lobby de la grande distribution », dont la logique s’oppose, selon lui, à une alimentation de qualité. « Ils prélèvent l’essentiel de la marge et de la valeur », affirme-t-il.
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Présent dans les allées du Salon de l’agriculture ce jeudi, Benoît Hamon a pointé du doigt le « productivisme » et de l’agriculture intensive ». « L’idée, c’est de produire le maximum à moindre coût et parfois au détriment de la qualité », a déploré le fondateur du mouvement Génération.s.

L’amélioration de la qualité de l’alimentation doit se régler avec une meilleure répartition des revenus, selon lui :

« Le vrai enjeu de la qualité de notre alimentation doit nous interroger sur les conditions dans lesquelles les paysans travaillent, les conditions dans lesquelles ils produisent et la façon dont ils sont rémunérés […] La réalité, c’est que si on diminuait les marges de la grande distribution, on pourrait avoir une alimentation de qualité à des prix tout à fait abordables. »

« Globalement », le gouvernement « ne change rien »

« On vit encore sous l’empire d’un double lobby : le lobby de l’agrobusiness et le lobby de la grande distribution », a poursuivi l’ancien socialiste. « Dans les faits ce sont eux qui prélèvent l’essentiel de la marge et de la valeur dans la chaîne qui va du petit producteur jusqu’au consommateur. »

L’ancien candidat à la présidentielle, qui promettait en 2017 de « défendre » la position des agriculteurs « dans les contrats avec la grande distribution » et « d’améliorer leurs conditions de travail », considère que « globalement », le projet de loi du gouvernement « ne change rien à ce qui sera cette chaîne de valeur » dans l’alimentation.

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