Allemagne/extrême droite: controverse après un tweet anti-réfugiés
Une polémique a éclaté mardi en Allemagne après le retrait forcé des réseaux sociaux, en vertu d'une nouvelle loi, d'un message...

Allemagne/extrême droite: controverse après un tweet anti-réfugiés

Une polémique a éclaté mardi en Allemagne après le retrait forcé des réseaux sociaux, en vertu d'une nouvelle loi, d'un message...
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Une polémique a éclaté mardi en Allemagne après le retrait forcé des réseaux sociaux, en vertu d'une nouvelle loi, d'un message anti-réfugiés de l'extrême droite.

Un porte-parole de la police de Cologne, visée par le message et qui a porté plainte, a estimé que l'auteure du tweet, la responsable du parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) Beatrix von Storch, s'était potentiellement rendue coupable d'"incitation à la haine".

Le parquet de la ville a indiqué en parallèle avoir été saisi de plusieurs centaines d'autres plaintes sur le même sujet provenant de particuliers.

Dans un message diffusé sur ses comptes Twitter et Facebook après le Nouvel An, la députée avait dénoncé le fait que la police de Cologne ait publié ses messages de prudence et d'information à la population locale également en arabe pour la Saint-Sylvestre.

"Que diable se passe-t-il dans ce pays? pourquoi la police publie-t-elle désormais ses messages officiels en arabe?", s'est emportée Beatrix von Storch.

"S'adresse-t-elle par ce biais aux hordes d'hommes barbares, musulmans et violeurs pour chercher à les amadouer?", a-t-elle ajouté. Une référence explicite aux agressions sexuelles dont avaient été victimes de nombreuses femmes à Cologne lors du Réveillon de la Saint-Sylvestre 2016 de la part de jeunes migrants, une affaire qui avait scandalisé le pays.

Tant Twitter que Facebook ont retiré le message controversé des comptes de l'élue AfD, en vertu d'une nouvelle législation en Allemagne visant à sanctionner plus durement les prises de position considérées comme incitant à la haine sur les réseaux sociaux.

Entrée en vigueur au 1er janvier, cette loi oblige les plateformes comme Facebook, Twitter ou YouTube à supprimer le plus souvent dans un délai de 24 heures les messages au contenu pénalement punissables, sous peine de fortes amendes.

Le co-président de l'AfD, Alexander Gauland, a dénoncé une législation "liberticide". "Ces méthodes dignes de la Stasi me rappelle la RDA", a-t-il dit mardi, en référence à l'ancienne police politique du régime communiste.

Beatrix von Storch a elle parlé de "la fin de l'Etat de droit en Allemagne".

L'AfD a enchaîné les succès électoraux en Allemagne depuis l'arrivée de plus d'un million de demandeurs d'asile en 2015, en provenance notamment de Syrie.

Le parti d'extrême droite a réussi en septembre à faire son entrée à la chambre nationale des députés, compliquant sérieusement la tâche de la chancelière Angela Merkel pour y trouver une majorité et former un gouvernement.

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