Paris: Eric Ciotti Les Republicains JT 13h TF1
Au journal de TF1 de 13h le 12 juin 2024, le prÃ'sident Les Republicains Eric Ciotti annonce que son parti doit conclure une alliance avec le Rassemblement National de Marine Le Pen et Jordan Bardella, ses candidats. Paris, FRANCE - 12/06/2024 On the 1 p.m. TF1 news on 12 June 2024, the president of Les Republicains right party Eric Ciotti announced that his party would have to form an alliance with the Rassemblement National party of Marine Le Pen and Jordan Bardella, his candidates. Paris, FRANCE - 12/06/2024//04HARSIN_ECIOTTIJTTF113H003/Credit:ISA HARSIN/SIPA/2406111344

Alliance avec le RN : Éric Ciotti conteste la légalité du bureau politique des Républicains visant à le destituer

Après l’annonce d’une alliance avec le RN en vue des législatives, Éric Ciotti s’est mis à dos la quasi-totalité du parti politique qui demande sa démission de la présidence du parti. La secrétaire générale des Républicains, Annie Genevard a convoqué un bureau politique avec au programme la présentation d’une motion de destitution du président. Dans un communiqué, Éric Ciotti indique que le bureau politique ne répond pas aux statuts LR.
Simon Barbarit

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« Je le connais. Il va s’accrocher », avait prévenu mardi, le président du groupe LR, Bruno Retailleau à la fin de sa conférence de presse organisée dans l’urgence. Le sénateur de Vendée avait vu juste et Éric Ciotti ne semble pas prêt à quitter ses fonctions de président des Républicains.

Hier, la quasi-totalité des Républicains a été cueillie à froid par l’annonce d’Éric Ciotti dans le JT de 13h de TFI, d’une alliance entre les candidats LR et le RN aux prochaines législatives. Une décision prise sans concertation des cadres alors que le président du parti s’était entretenu longuement la veille avec Bruno Retailleau, son homologue à l’Assemblée, Olivier Marleix, Gérard Larcher le président du Sénat, la secrétaire générale des Républicains, Annie Genevard et l’eurodéputé réélu, François-Xavier Bellamy.

Toute la journée, Éric Ciotti est resté sourd aux appels à la démission de ses pairs, ce qui a conduit Annie Genevard à convoquer un bureau politique où doit être adoptée une présentation d’une motion de destitution du président. Dans un communiqué signé « Les Républicains », Éric Ciotti affirme que la convocation du bureau politique « ne répond pas aux exigences démocratiques » des statuts et du règlement intérieur du parti. Il affirme que selon l’article 24 des statuts, le bureau politique ne peut être convoqué que par le président du mouvement. Mais aussi que l’ordre du jour du bureau politique ne peut « être déterminé » que « sur demande écrite d’un quart des membres du Conseil National adressée au Président du mouvement ».

« On veut surtout faire une photo de famille pour montrer qu’Éric Ciotti est seul »

Son entourage précise qu’Éric Ciotti ne se rendra pas au bureau politique prévu à 15h cet après-midi. « Il a peut-être raison juridiquement et il a tort politique. Éric Ciotti peut toujours aller en justice mais il ne peut avoir raison contre plus de 90 % des cadres du parti. Il met une pression folle car il sait très bien que nous n’avons pas le temps d’organiser un conseil national pour changer les statuts du parti. Dans l’urgence, la clarification ne peut être que médiatique et pas politique », analyse Marc-Philippe Daubresse sénateur et conseiller du politique du parti. Un membre du conseil national d’investiture confirme. « Cet après-midi. On veut surtout faire une photo de famille pour montrer qu’Éric Ciotti est seul. On ne veut pas feuilletonner et montrer que le parti, c’est nous ».

 

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. 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