Alstom: Rabault (PS) demande au gouvernement des “sanctions” contre General Electric

Alstom: Rabault (PS) demande au gouvernement des “sanctions” contre General Electric

La présidente du groupe socialiste à l'Assemblée, Valérie Rabault, a demandé jeudi au gouvernement des "sanctions" contre le...
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La présidente du groupe socialiste à l'Assemblée, Valérie Rabault, a demandé jeudi au gouvernement des "sanctions" contre le géant américain General Electric, qui a renoncé à son engagement de créer un millier d'emplois d'ici à la fin de l'année en France.

"Cette annonce (de General Electric, ndlr), constitue un manquement grave de la part de General Electric, auquel il convient que l'Etat français réponde en faisant respecter la loi", a écrit la députée du Tarn-et-Garonne dans une lettre adressée au ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, et relayé sur ses comptes Facebook et Twitter.

Invoquant le "décret Montebourg", l'élue, membre de la commission des Finances de l'Assemblée, demande que des "sanctions" soient appliqués à GE, qui avait acquis la branche énergie d'Alstom en 2014.

Le PDG de GE, John Flannery, s'est rendu mardi à Bercy pour annoncer au ministre que l'engagement de créer 1.000 emplois nets d'ici la fin de l'année était "hors d'atteinte", en raison de "l'évolution défavorable de ses marchés historiques dans le secteur de l’énergie", selon le ministère.

M. Le Maire a "regretté" l'annonce de GE, qui selon Bercy n'avait créé que 323 emplois en France à la fin avril, et a demandé au groupe américain de prendre "désormais toutes les dispositions nécessaires" pour se "conformer au mieux" à ses engagements.

Le ministre a également rappelé que "le gouvernement (...) se doit de veiller à leur concrétisation".

Les accords prévoyaient une pénalité de 50.000 euros par emploi net qui ne serait pas créé avant la fin 2018, soit une amende potentielle de près de 34 millions d'euros si la situation n'évolue pas d'ici à la fin 2018.

Arnaud Montebourg a lui-même appelé jeudi le gouvernement à appliquer ces amendes et l'a encouragé à renforcer son dispositif de protection des intérêts stratégiques en "fixant l'annulation de l'acquisition" comme condition si les engagements ne sont pas tenus, a-t-il expliqué à l'AFP

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