Alstom/Siemens: Marine Le Pen « ravie que le mariage n’ait pas lieu »
Marine Le Pen s'est dite mercredi "ravie que le mariage n'ait pas lieu" entre les groupes français Alstom et allemand Siemens et...

Alstom/Siemens: Marine Le Pen « ravie que le mariage n’ait pas lieu »

Marine Le Pen s'est dite mercredi "ravie que le mariage n'ait pas lieu" entre les groupes français Alstom et allemand Siemens et...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen s'est dite mercredi "ravie que le mariage n'ait pas lieu" entre les groupes français Alstom et allemand Siemens et a jugé "ridicule" la crainte de voir les Chinois bénéficier de l'échec de cette fusion.

"Je suis ravie que le mariage n'ait pas lieu", a réagi la présidente du Rassemblement national sur franceinfo.

"Ce n'était pas d'ailleurs un mariage, objectivement, c'était un don que nous faisions à Siemens d'Alstom, qui est une très grande industrie. C'était un véritable scandale", a-t-elle ajouté, en estimant qu'"on va s'en sortir extrêmement bien" au vu des "huit ans de carnets de commandes" d'Alstom.

Dans ce contexte "pourquoi nos dirigeants passent leur vie à brader les champions industriels français", a-t-elle demandé, citant la branche énergie d'Alstom, Alcatel-Lucent, Technip, l'aéroport de Toulouse et les projets sur Aéroports de Paris. "Stop", a-t-elle lancé.

"Ridicule", a-t-elle aussi tranché lorsqu'elle a été interrogée pour savoir si les Chinois ne pouvaient pas se réjouir de l'échec de la fusion Alstom/Siemens.

"Avant que les Chinois vendent des trains en Europe, honnêtement, il y aura de l'eau qui aura coulé sous les ponts. Stop avec ce genre de mensonge qui vise en réalité à dépecer et à exproprier en quelque sorte les Français de leur propre patrimoine".

Le gouvernement français a confirmé mercredi que Bruxelles allait mettre son veto à ce projet de fusion censé mettre sur les rails un champion européen du ferroviaire capable de rivaliser avec la concurrence chinoise. Le ministre français des Finances Bruno Le Maire a vu dans cette décision "une erreur" qui "va servir les intérêts" de la Chine.

Partager cet article

Dans la même thématique

Alstom/Siemens: Marine Le Pen « ravie que le mariage n’ait pas lieu »
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le