Amazonie: des élus de Guyane française veulent « un fonds international »
Des élus de Guyane française et la ministre française des Outre-mer, Annick Girardin, réclament dimanche la création d'un fonds...

Amazonie: des élus de Guyane française veulent « un fonds international »

Des élus de Guyane française et la ministre française des Outre-mer, Annick Girardin, réclament dimanche la création d'un fonds...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Des élus de Guyane française et la ministre française des Outre-mer, Annick Girardin, réclament dimanche la création d'un fonds international "contre les feux de forêt et pour le reboisement" alors que les incendies qui font rage en Amazonie ont provoqué une émotion planétaire.

"La France, pays d'Amazonie. Préservons ce bien commun de l'humanité", s'intitule leur tribune publiée par le Journal du Dimanche et qui rappelle que la Guyane, territoire français d'Amérique du sud, est touchée directement par ces incendies.

"La forêt amazonienne, qui s'étend sur neuf pays dont la France, a perdu plus de 550.000 km2 ces dix dernières années", et après un moratoire de plusieurs années, la déforestation a recommencé à s'accélérer, "principalement au Brésil", déplorent les signataires de la tribune.

"Ces hectares perdus, ce sont autant de puits de carbone annihilés, c'est une biodiversité exceptionnelle qui disparaît peu à peu", ajoutent-ils, applaudissant le refus de M. Macron de ratifier en l'état l'accord commercial UE-Mercosur.

Ils plaident donc pour un "fonds international, qui ne serait pas directement dépendant des États, et qui pourrait lancer des actions de lutte concrètes, ponctuelles, ciblées directement sur les acteurs locaux, contre les feux de forêt et pour le reboisement".

Les signataires demandent par ailleurs "à l'Union européenne de doubler son fonds de développement interrégional dédié à la biodiversité et au développement de l'Amazonie".

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Affaire Lyhanna : après un rapport accablant de l'inspection, la responsabilité politique est-elle écartée ?

L'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice déclenchée par la mort de la jeune Lyhanna a pointé, ce lundi, une série de dysfonctionnements suite au dépôt de plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella. Sébastien Lecornu indique que « la puissance publique ne se défaussera pas » face à « une vérité d'une extrême gravité » et promet des mesures, sans évoquer la proposition de « loi intégrale » sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

France Extreme Weather Heat
8min

Politique

Canicule : le congé climatique fait monter la température politique

Face à une nouvelle vague de chaleur, les Écologistes proposent la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Une mesure qui est déjà mise en place en Espagne depuis 2024. Entre urgence sanitaire, coût économique et adaptation de la société, la mesure attise les débats bien au-delà du thermomètre.

Le

The left-wing groups give a press conference on Bill of Finance
6min

Politique

Sénatoriales 2026 : les communistes visent « la stabilité », voire gagner des sièges « si toutes les planètes sont alignées »

Avec seulement 4 sénateurs renouvelables sur 18, le groupe CRCE-K (communiste) du Sénat aborde les élections sénatoriales de septembre prochain avec une certaine sérénité. Il espère conserver les sièges de ses quatre sortants. C’est surtout le scrutin de 2029, où 14 siègent seront remis en jeu, qui s’annonce plus ardu.

Le

Lyhanna Case – Funerals and Last Tribute.
4min

Politique

Affaire Lyhanna : « Pertes de temps, défaillances et absence de suivi de procédure », pointe le  pré-rapport d’inspection

Trois semaines après la découverte du corps de la jeune Lyhanna, l'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice a présenté un premier rapport destiné à faire la lumière sur les dysfonctionnements et les erreurs individuelles qui ont conduit à cette affaire qui a ému la France entière. Devant la presse, les deux inspecteurs généraux de la justice et de la gendarmerie, ont confirmé que la plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella n'avait « pas été traitée comme une procédure prioritaire », par les services d'enquête et le parquet du Gers.

Le