AME : « la gauche a voulu supprimer la responsabilisation des immigrés » selon Alain Joyandet
Alors que l’exécutif s’interroge sur l’Aide Médicale d’Etat (AME), destinée aux immigrés en situation irrégulière, le sénateur LR Alain Joyandet dénonce un budget « hors de contrôle » qui creuse le sentiment d’injustice des Français.

AME : « la gauche a voulu supprimer la responsabilisation des immigrés » selon Alain Joyandet

Alors que l’exécutif s’interroge sur l’Aide Médicale d’Etat (AME), destinée aux immigrés en situation irrégulière, le sénateur LR Alain Joyandet dénonce un budget « hors de contrôle » qui creuse le sentiment d’injustice des Français.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Depuis 2000, l’AME permet aux étrangers en situation irrégulière résidant depuis trois mois sur le territoire français d’avoir accès gratuitement à des soins au sein des hôpitaux. Mais avec le changement de cap sur l’immigration opéré par Emmanuel Macron, cette aide d’urgence pourrait bien se retrouver dans le viseur de l’exécutif, même si Agnès Buzyn s’est dite « fermement opposée » à l’idée de toucher à ce dispositif.

Pour le sénateur de la Haute-Saône, ce sujet est hautement problématique. « Quand je vois qu'on met quelques centaines de millions d'euros pour régler le problème des urgences mais un milliard pour l'AME pour les immigrés en situation irrégulière… Il faut absolument réformer. » Avant de nuancer : « Bien sûr il faut qu’on laisse cette AME pour les urgences, pour les enfants, pour les accouchements, pour l'épidémiologie. Mais là on ne contrôle rien ».

Il pointe également un déséquilibre dans les financements de cette aide, qui a atteint un coût de 934,9 millions d’euros en 2019. « Quand nous étions au gouvernement, nous avions institué un ticket d’entrée de 30 euros. Quand nous avons quitté les affaires, l'AME c'était moins de 600 millions d’euros par an. Pourquoi la gauche a-t-elle voulu supprimer cette responsabilisation des immigrés ? » déplore-t-il. « Il faut réformer, il faut plus de contrôles, pas que ce soit un droit de tirage ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le