Amélioration du pouvoir d’achat: « fake news » pour le député LFI Quatennens
Adrien Quatennens, député de La France insoumise (LFI), a considéré mercredi que les assurances du gouvernement sur une...

Amélioration du pouvoir d’achat: « fake news » pour le député LFI Quatennens

Adrien Quatennens, député de La France insoumise (LFI), a considéré mercredi que les assurances du gouvernement sur une...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Adrien Quatennens, député de La France insoumise (LFI), a considéré mercredi que les assurances du gouvernement sur une amélioration du pouvoir d'achat était une "fake news", ajoutant qu""il y a de la pédagogie à faire pour désintoxiquer".

"Sur le pouvoir d'achat, moi je le dis tout de suite, nous sommes en présence d'une fake news", a dénoncé M. Quatennens sur France 2. "Augmentation du pouvoir d'achat, il n'y a pas", a-t-il assuré, réfutant l'idée que "la fameuse baisse des cotisations qui fait que le salaire net augmente" soit un gain de pouvoir d'achat.

"Les cotisations c'est du salaire, c'est la part du salaire qui est socialisée, ce que vous ne payez pas en cotisations, vous le paierez en reste à charge, en tarifs de santé", a-t-il développé. "Donc ce gouvernement est passé maître dans l'art de vous prendre dans une poche, pour vous mettre un peu dans l'autre".

"Il y a de la pédagogie à faire pour désintoxiquer car la baisse des cotisations, ça n'est pas l'augmentation du pouvoir d'achat", a-t-il martelé.

Le député du Nord s'est par ailleurs dit "très inquiet" de la réforme du bac présentée mercredi. "Après s'être attaqué au Code du travail, le gouvernement s'attaque ici à deux autres piliers de la République sociale, l'école et l'université", a-t-il dénoncé.

"On va avoir un bac à la valeur considérablement affaiblie, qui ne sera plus un diplôme national, mais une multiplication de diplômes locaux, puisque on parle de l'instauration de près de 40% de contrôle continu".

M. Quatennens a en revanche jugé que le service national universel promis par Emmanuel Macron est "peut-être une bonne idée", mais "insuffisante" quant à sa durée.

"Nous, nous sommes pour l'instauration d'un service citoyen qui serait d'une durée de 9 mois, avec une formation militaire initiale, mais aussi, pourquoi pas, le fait de faire passer aux jeunes leur permis de conduire et de permettre de faire un petit point sur le niveau en écriture, en lecture", a-t-il précisé.

Le chef de l'Etat a souhaité mardi que le service national universel soit "obligatoire" et dure "autour du trimestre" voire de "3 à 6 mois".

Partager cet article

Dans la même thématique

Amélioration du pouvoir d’achat: « fake news » pour le député LFI Quatennens
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le