AMF : Taxe d’habitation, dotations, Macron défend ses réformes
Au cours d’un discours résolument séducteur, devant le Congrès des maires, Emmanuel Macron est revenu sur deux points de fractures : la suppression de la taxe d’habitation et les baisses de dotations.  Le président de la République laisse entrevoir des améliorations dans le système des dotations.

AMF : Taxe d’habitation, dotations, Macron défend ses réformes

Au cours d’un discours résolument séducteur, devant le Congrès des maires, Emmanuel Macron est revenu sur deux points de fractures : la suppression de la taxe d’habitation et les baisses de dotations.  Le président de la République laisse entrevoir des améliorations dans le système des dotations.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le président de la République fait patte de velours devant le Congrès des maires de France. Après une introduction pleine de reconnaissance envers les élus municipaux, Emmanuel Macron a évoqué les sujets qui fâchent : la suppression de la taxe d’habitation et les baisses de dotations.  

Sur la suppression de la taxe d’habitation, Emmanuel Macron plaide pour le respect de ses promesses de campagne : « J’ai fait ce que je vous avais dit ». Avant d’évoquer les toutes prochaines municipales. « Si durant votre campagne beaucoup de vos électeurs vous reprochent la baisse, faites le moi savoir ! Parfois peut-être vous aurez le droit d’empocher les félicitations qu’ils vous livrent à vous et pas au gouvernement », ironise le président de la République sans pour autant apporter de réponses claires sur la compensation de cet impôt local. Mieux, Emmanuel Macron se félicite que cette taxe n’ait pas été remplacée par une autre, avançant que l’État « est bien le payeur final de cette mesure ».

Pour ce qui concerne la baisse des dotations, le président de la République donne raison aux élus municipaux du point de vue de la méthode. « Si le système des dotations doit être rendu plus intelligent, je suis preneur de toutes les propositions », déclare-t-il avant de laisser échapper un lapsus. « Le gouvernement vote une stabilité conformément à mes engagements, enfin le Parlement sur proposition du gouvernement… Mais la stabilité s’accompagne de variations de la réalité. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
6min

Politique

« Grand oral », « intox » et promesses : un match oppose Patrick Kanner à Rachid Temal pour la tête du groupe PS du Sénat

Les 62 sénateurs PS vont élire ce mercredi leur président de groupe. Le sortant Patrick Kanner, président depuis 2018, voit son poste convoité par Rachid Temal, qui pointe le manque de collégialité. Entre grands oraux passés ce mardi par le courant d’Olivier Faure et discussions de couloirs, cette campagne courte et discrète n’en est pas moins intense.

Le

« Ce sera du jamais vu depuis l’entre-deux-guerres » : le coût annuel de notre dette continue sa remontée, menaçant d’asphyxier nos capacités d’action
8min

Politique

« Ce sera du jamais vu depuis l’entre-deux-guerres » : le coût annuel de notre dette continue sa remontée, menaçant d’asphyxier nos capacités d’action

La hausse des taux d’intérêt continue de s’élever à un rythme qui n’avait pas été anticipé. Elle renchérit à la fois le coût des nouvelles émissions de dette mais aussi le renouvellement des anciens bons du Trésor. Selon l’économiste Anthony Morlet-Lavidalie, la charge annuelle de la dette pourrait à moyen terme retrouver des niveaux que la France n’avait plus connu depuis l’entre-deux-guerres.

Le