En mars, cette figure du centre droit avait remporté la mairie d’Issy-les-Moulineaux (70.000 habitants) pour la huitième fois, au terme d’une campagne de plusieurs mois menée depuis l’hôpital à la suite d’une chute.
« Je reviens de loin », avait confié début mars l’octogénaire à ses fidèles à l’occasion d’une autorisation de sortie selon Le Parisien. Mais « il me reste un peu de sang à utiliser et un morceau de cœur », avait-il ajouté.
Maire d’Issy-les-Moulineaux, député des Hauts-de-Seine, vice-président de la Métropole du Grand Paris, président du puissant Syndicat des Eaux d’Ile-de-France (Sedif) dès 1983, M. Santini a également été secrétaire d’Etat et ministre délégué entre 1986 et 1988, puis à nouveau secrétaire d’Etat de 2007 à 2009.
Sous ses mandats successifs, Issy-les-Moulineaux a notamment réussi à attirer de nombreux sièges français d’entreprises internationales, comme Coca-Cola ou Microsoft.
L’élu était visé par une information judiciaire pour harcèlement et agression sexuelle : deux hommes ayant travaillé à Issy ont accusé M. Santini pour des faits s’étendant jusqu’en mai 2022.
« Une figure de la vie politique francilienne disparaît », a réagi sur X la présidente LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.
« On lui doit la transformation totale de sa ville d’Issy-les-Moulineaux qu’il chérissait et l’arrivée en Ile-de-France de nombreux sièges sociaux d’entreprises étrangères qu’il allait convaincre une par une », a-t-elle ajouté.
(Avec AFP)