Anne Hidalgo condamnée en appel pour avoir diffamé un architecte

Anne Hidalgo condamnée en appel pour avoir diffamé un architecte

La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi la condamnation de la maire PS de la capitale Anne Hidalgo pour avoir diffamé l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi la condamnation de la maire PS de la capitale Anne Hidalgo pour avoir diffamé l'architecte Jean-François Cabestan, en lui reprochant d'avoir utilisé des documents municipaux "à des fins personnelles pour un colloque", a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

A l'amende de 500 euros avec sursis et l'euro de dommages et intérêts, la cour d'appel a ajouté une mesure de publication judiciaire.

L'édile avait tenu les propos litigieux dans les colonnes du Parisien du 24 octobre 2014, sur fond de polémiques autour de la Commission du Vieux Paris, chargée de la conseiller pour les questions de protection du patrimoine. Commission dont Mme Hidalgo renouvelait la composition.

Parmi ses critères pour ce renouvellement, elle évoquait entre autres "le respect des règles" et déclarait: "C'est pourquoi Jean-François Cabestan, qui a utilisé des documents municipaux à des fins personnelles pour un colloque, n'a pas été renouvelé".

A la question de savoir s'il s'agissait d'une sanction à l'encontre de quelqu'un qui s'était prononcé contre plusieurs projets soutenus par la ville, Mme Hidalgo avait assuré que la "liberté de parole est garantie pour chacun des membres de la commission".

Dans son arrêt, consulté par l'AFP, la cour estime que Mme "Hidalgo a manqué de prudence, sinon même fait preuve d'une intention de nuire en évoquant spontanément le cas de M. Cabestan, sans que ce dernier n'ait eu l'occasion de protester éventuellement sur les motifs d'une +éviction+ dont il n'était pas encore officiellement informé".

La "justice vient de confirmer les méthodes sectaires d'Anne Hidalgo qui ne supporte décidément pas la contradiction, qu'elle vienne des élus de l'opposition ou des Parisiens", a indiqué un communiqué du groupe Les Républicains de Paris, dirigé par Nathalie Kosciuscko-Morizet.

"Dans une démocratie et singulièrement à Paris, il n'est pas supportable que la maire cherche systématiquement à faire taire ses opposants alors qu'elle n'a de cesse de donner des leçons de morale à chacune de ses interventions publiques", conclut le texte.

Dans la même thématique

Paris: Illustrations Assemblee nationale
6min

Politique

Faire une trêve politique pendant les JO : « C’est le cache-sexe du blocage politique de l’Assemblée » 

Gérard Larcher a demandé une « trêve politique » pendant les Jeux olympiques et paralympiques. Alors qu’aucun groupe politique ne dispose de majorité absolue à l’Assemblée nationale et que le président de la République n’a toujours pas nommé de Premier ministre, l’idée ne fait pas l’unanimité chez les présidents de groupes du Sénat, même si une trêve de fait risque bien de s’imposer.

Le

Defile militaire du 14 juillet – 14 TH July military parade during French national day
5min

Politique

Ministres démissionnaires et députés : la séparation des pouvoirs va-t-elle être malmenée ?

La démission du gouvernement Attal va être acceptée par le chef de l’Etat sûrement demain, juste avant l’ouverture de la XVIIe législature jeudi, à l’Assemblée nationale où siégeront des membres du gouvernement élus ou réélus députés. Mais alors que la gauche peine à s’accorder pour proposer le nom d’un candidat à Matignon, le gouvernement démissionnaire est parti pour durer quelques semaines, au risque de mordre sur le principe de la séparation des pouvoirs.

Le

Paris: Melenchon, Chikirou and Bompard arriving at the National Assembly
2min

Politique

La France Insoumise «  suspend » les négociations du NFP pour Matignon, accusant le PS de « blocage »

Dans un communiqué de ce lundi après-midi, la France Insoumise annonce se retirer des négociations. La gauche ne parvient pas à s’accorder sur le nom d’un candidat du Nouveau Front Populaire à envoyer à Matignon. Les Insoumis se refusent à une reprise des discussions tant qu’une candidature unique pour la présidence de l’Assemblée n’a pas été décidée. Très critique envers le Parti Socialiste, le communiqué l’accuse de « mettre un veto à toute candidature issue du Nouveau Front Populaire, dans le seul but d’imposer la sienne ».

Le