Alors que débutent, ce mardi, les enchères 5G entre les quatre opérateurs télécoms, la maire de Paris et l’ancien premier ministre livrent leurs positions sur le sujet, à l'occasion du débat sur le Grand Paris, organisé par La Tribune, en partenariat avec Public Sénat.
Anne Hidalgo : « Je ne souhaite pas de moratoire sur la 5G »
Alors que débutent, ce mardi, les enchères 5G entre les quatre opérateurs télécoms, la maire de Paris et l’ancien premier ministre livrent leurs positions sur le sujet, à l'occasion du débat sur le Grand Paris, organisé par La Tribune, en partenariat avec Public Sénat.
Evoquer la question du Grand Paris. C’était l’objet du débat organisé par la Tribune, en partenariat avec Public Sénat, qui opposait, ce mardi, l’ancien premier ministre Edouard Philippe, redevenu maire du Havre, et la maire de Paris, récemment reconduite, Anne Hidalgo. L’occasion, pour les deux édiles, de revenir sur le sujet polémique du moment : la mise en place de la 5G, l’un des gros dossiers du gouvernement, qui souhaite rattraper un retard technologique et accroître sa compétitivité. L’opération est toutefois critiquée par une partie, notamment par les écologistes qui voient dans la mise en place de la 5G un risque sanitaire et environnemental important, et réclament un moratoire sur le sujet. Tandis que les élus écologistes de la ville de Paris déposeront un vœu dans ce sens, au prochain Conseil de Paris, le 6 octobre, Anne Hidalgo prend le contrepied.
« Le train est plus important que la 5G »
« Pour ce qui est de la 5G à Paris, je ne souhaite pas m’engager dans un moratoire, ce n’est pas ma façon d’appréhender ce sujet », déclare la maire de Paris. En revanche qu’on poursuive le débat, le dialogue, l’information, la consultation citoyenne notamment sur un certain nombre de ces sujets très importants, je suis pour. Notamment concernant le secteur du numérique, car l’échange des données est très consommateur en énergie. Ce n’est pas la 5G qui va modifier la consommation d’énergie mais c’est le flux de données supplémentaires que l’on va pouvoir faire circuler qui va créer une consommation d’énergie supplémentaire. Il ne peut pas y avoir de secteur économique ou industriel qui ne se pose pas la question de sa propre sobriété énergétique », soutient Anne Hidalgo.
Questionné, lui aussi, sur la nécessité de mettre en place la 5G pour des raisons de compétitivité, Edouard Philippe n’a pas pleinement soutenu la position du gouvernement. « Les bases de la compétitivité ce n’est pas toujours la dernière technologie », a soutenu l’ancien locataire de Matignon. « La 5G c’est important, mais le chemin de fer, c’est beaucoup plus important. » Prenant l’exemple du Havre, Edouard Philippe a détaillé la manière dont l’augmentation du transport de marchandises par voie ferroviaire, plutôt que par la route permettrait de changer la donne « à la fois en matière environnementale et sur le plan de la compétitivité. « C’est très bien de se poser la question de la dernière technologie, mais le fond du fond de la compétitivité technologique dans un port ce n’est pas ça », a conclu l’ancien chef du gouvernement.
Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.
À quelques jours de la rentrée scolaire, Édouard Philippe et Gabriel Attal font de l’éducation l’un des premiers terrains de la présidentielle de 2027. Les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron partagent un constat : niveau scolaire insuffisant, recrutement difficile, rémunération trop faible des enseignants, problèmes d’autorité, mais divergent sur les réponses à apporter. Une bataille programmatique qui les oblige aussi à se confronter à leur propre bilan au sein de la majorité depuis la présidentielle de 2017.
Le bloc social-démocrate s’organise pour trouver son candidat à la présidentielle. Le Parti socialiste et Place publique organisent une primaire destinée à leurs adhérents et sympathisants. Ses modalités ont été longuement débattues : la question du prix de la participation ainsi que l’engagement à ne pas s’allier avec LFI aux législatives ont agité les négociateurs. L’accord trouvé doit être validé par les organes décisionnels des deux partis ce mardi soir.
Fasciné depuis son enfance par la vie d’Yves Montand, dans son film Montand est à nous, Yves Jeuland nous propose un voyage dans la vie de la star française. Une forme d’inventaire affectif du réalisateur pour celui qui fut tour à tour un chanteur et un comédien engagé aux côtés du parti communiste avant d’en dénoncer les errements, dans l’un de ses rôles les plus célèbres, dans le film de Costa Gavras l’Aveu. "Montand est à nous", un documentaire d’Yves Jeuland à voir cet été sur Public Sénat.