Annie Genevard « soupçonne Emmanuel Macron de vouloir mettre à sa main le corps préfectoral »
Invitée d’Audition publique sur les chaînes parlementaires, la vice-présidente LR de l’Assemblée nationale a désapprouvé le projet de réforme du corps des préfets et sous-préfets, que s’apprête à mener le gouvernement.

Annie Genevard « soupçonne Emmanuel Macron de vouloir mettre à sa main le corps préfectoral »

Invitée d’Audition publique sur les chaînes parlementaires, la vice-présidente LR de l’Assemblée nationale a désapprouvé le projet de réforme du corps des préfets et sous-préfets, que s’apprête à mener le gouvernement.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Pourquoi vouloir tout casser ? » Comme beaucoup de ses collègues au Sénat, la députée Annie Genevard s’inscrit en faux devant le projet de suppression du corps électoral. Le gouvernement, qui dévoilera dans deux jours son ordonnance réformant la haute fonction publique, veut élargir la base de recrutement de ces grands commis de l’Etat, et rendre les trajectoires moins rigides. « Ça me gêne beaucoup, je ne comprends pas le sens de cette réforme. Si les préfets avaient démérité, oui. Mais les préfets et les maires ont été absolument exemplaires pendant la crise sanitaire », s’est exclamée Annie Genevard dans Audition publique (Public Sénat, LCP-AN, Le Figaro Live) ce 31 mai.

La députée du Doubs considère que ces représentants de l’Etat dans les territoires ont été « très utiles » et qu’ils ont fait la preuve de leur capacité à « compenser les manquements des agences régionales de santé ou de la mise en œuvre des préconisations du gouvernement ». Estimant que ce corps se caractérise par une « grande fidélité à l’Etat », la présidente du Conseil national des Républicains redoute une manœuvre politique de l’exécutif. « Je soupçonne Emmanuel Macron de vouloir mettre à sa main ce corps préfectoral et je crois que ce n’est pas le sens de nos institutions ni d’un fonctionnement respectueux », a-t-elle affirmé.

Face au concert de critiques qui s’est élevé dans les oppositions, la ministre chargée de la fonction publique, Amélie de Montchalin, avait assuré lors de son audition au Sénat, la semaine dernière, qu’il n’était pas question de « politiser les préfets ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Annie Genevard « soupçonne Emmanuel Macron de vouloir mettre à sa main le corps préfectoral »
3min

Politique

Budget : « On a un Parti socialiste qui a pris des engagements et qui les a tenus », salue Aurore Bergé

Un Conseil des ministres doit se tenir ce lundi 19 janvier pour acter l’issue des débats budgétaires au Parlement. Sébastien Lecornu doit trancher entre l’activation de l’article 49-3 ou le passage du projet de loi de finances par ordonnances. « Les Français veulent qu'on passe vite à autre chose », exhorte Aurore Bergé, ministre de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Le

3min

Politique

UE-Mercosur : après sa signature, quelles étapes attendent le traité ?

Samedi 17 janvier, la présidente de la Commission européenne a finalement paraphé le traité de libre-échange en discussion depuis plus de 25 ans, entre les Vingt-Sept et l’Amérique du Sud. Avant son entrée en vigueur, l’accord doit encore passer par quelques étapes au Parlement européen, et dans les Parlements nationaux.

Le