Annonces de Macron : Pierre Ouzoulias appelle à « un grand chambardement » dans les institutions
Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine, livre son analyse sur les institutions de la Ve République à l’issue du grand débat national.

Annonces de Macron : Pierre Ouzoulias appelle à « un grand chambardement » dans les institutions

Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine, livre son analyse sur les institutions de la Ve République à l’issue du grand débat national.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

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Pour Pierre Ouzoulias, le grand débat a suscité « énormément d’attentes ». Il a pu constater, en se rendant à des réunions publiques, « une implication très forte des citoyens ». Ces derniers veulent s’impliquer « dans tout ce qui concerne leur vie et l’économie ».

Ce soir, Emmanuel Macron doit « écouter les Français et être à la hauteur de ce qu’ils demandent ». Malheureusement, Pierre Ouzoulias craint que « ce ne soit pas le cas » et que « les Français ne soient pas entendus ».

Pierre Ouzoulias constate que « la Ve République ne fonctionne plus ». Il déplore « une monarchie élective, où, tous les cinq ans, on élit un roi qui s’octroie la totalité des pouvoirs et ne supporte aucun contre-pouvoir ».

Il propose ainsi de « changer ce système qui est au bout de sa logique » et appelle à « un grand chambardement » dans les institutions de la République.

Quant au projet de réduction du nombre de parlementaires, Pierre Ouzoulias « ne voit pas à quoi cela sert ». Il considère que « si c’est pour restituer du pouvoir d’achat, en supprimant le Sénat, les Français gagnent cinq euros par an ».

Le sénateur rappelle l’utilité du Sénat, qui a joué, dans l’affaire Benalla et dans l’initiative du référendum sur ADP, « le rôle de contre-pouvoir ». En l’état, conclut-il, « le Sénat est essentiel au bon fonctionnement de notre démocratie ».

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