Annonces de Macron : Pierre Ouzoulias appelle à « un grand chambardement » dans les institutions
Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine, livre son analyse sur les institutions de la Ve République à l’issue du grand débat national.

Annonces de Macron : Pierre Ouzoulias appelle à « un grand chambardement » dans les institutions

Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine, livre son analyse sur les institutions de la Ve République à l’issue du grand débat national.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Pour Pierre Ouzoulias, le grand débat a suscité « énormément d’attentes ». Il a pu constater, en se rendant à des réunions publiques, « une implication très forte des citoyens ». Ces derniers veulent s’impliquer « dans tout ce qui concerne leur vie et l’économie ».

Ce soir, Emmanuel Macron doit « écouter les Français et être à la hauteur de ce qu’ils demandent ». Malheureusement, Pierre Ouzoulias craint que « ce ne soit pas le cas » et que « les Français ne soient pas entendus ».

Pierre Ouzoulias constate que « la Ve République ne fonctionne plus ». Il déplore « une monarchie élective, où, tous les cinq ans, on élit un roi qui s’octroie la totalité des pouvoirs et ne supporte aucun contre-pouvoir ».

Il propose ainsi de « changer ce système qui est au bout de sa logique » et appelle à « un grand chambardement » dans les institutions de la République.

Quant au projet de réduction du nombre de parlementaires, Pierre Ouzoulias « ne voit pas à quoi cela sert ». Il considère que « si c’est pour restituer du pouvoir d’achat, en supprimant le Sénat, les Français gagnent cinq euros par an ».

Le sénateur rappelle l’utilité du Sénat, qui a joué, dans l’affaire Benalla et dans l’initiative du référendum sur ADP, « le rôle de contre-pouvoir ». En l’état, conclut-il, « le Sénat est essentiel au bon fonctionnement de notre démocratie ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le

Annonces de Macron : Pierre Ouzoulias appelle à « un grand chambardement » dans les institutions
6min

Politique

Elections sénatoriales en Gironde : la droite favorite, le RN veut créer la surprise 

En Gironde, la droite et le centre abordent les élections sénatoriales en position de force, après plusieurs victoires aux dernières municipales. À gauche, cinq listes se disputent les voix des grands électeurs, tandis que le Rassemblement national espère profiter de la dispersion pour décrocher, pour la première fois, un siège dans le département.

Le

Election 2026 Republicans
7min

Politique

« Ça s’appelle de la corruption civile » : Donald Trump tente-t-il d’acheter ses électeurs en promettant des « dividendes » de 5000 dollars ?

À Dallas, ce mercredi 9 septembre, Donald Trump, le président américain promet 5 000 dollars à chaque adulte si son parti conserve la Chambre des représentants et le Sénat à l’issu des élections de mi-mandat. Une annonce spectaculaire, dont le financement reste flou et qui soulève des questions sur les limites entre promesse politique, incitation électorale et intégrité du scrutin.

Le