Annulation de la dette covid : « Une solution laxiste », pour Éric Woerth
Invité de la matinale de Public Sénat, Éric Woerth président LR de la commission des Finances de l’Assemblée nationale s’est fermement opposé à l’annulation de la dette covid. Une solution qui selon lui, impacterait l’ensemble de la richesse des Français

Annulation de la dette covid : « Une solution laxiste », pour Éric Woerth

Invité de la matinale de Public Sénat, Éric Woerth président LR de la commission des Finances de l’Assemblée nationale s’est fermement opposé à l’annulation de la dette covid. Une solution qui selon lui, impacterait l’ensemble de la richesse des Français
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Si pour Éric Woerth, le choix de d’Emmanuel Macron de ne pas reconfiner les Français « est une bonne nouvelle » notamment pour l’économie du pays, c’est également « un pari », celui du « vaccin ». « Transformer, en production industrielle, un outil de recherche aussi vite, c’est évidemment un pari totalement inédit ». C’est la raison pour laquelle, le député de l’Oise pense que la France « va échapper à un reconfinement ».

Alors qu’une centaine d’économistes proposent l’annulation de la dette covid européenne, pour le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, il s’agirait « d’une solution laxiste ». « Quand c’est laxiste, c’est un peu démagogique […] C’est évidemment tellement simple de dire à la population : cet argent, on le dépense mais on n’aura jamais à le rembourser ».

Pourtant cette idée est reprise même au sein de sa famille politique. Guillaume Peltier, vice-président délégué des Républicains, a considéré que la dette covid « était une dette de guerre » qu’il fallait l’isoler des comptes publics afin qu’elle devienne une dette perpétuelle. « Je ne suis pas d’accord avec lui […] c’est une route trop facile […] on ne peut pas considérer que cette dette ne sera pas remboursée. On ne peut pas transformer ça en dette perpétuelle […] On paye ça très cher. Il y en a eu plein dans le passé et elles se sont toutes mal terminées […] Et puis cette dette perpétuelle attaque la crédibilité d’un pays […] Il est impossible de financer quoi que ce soit avec une dette perpétuelle […] C’est l’ensemble de la richesse des Français qui sera impactée » a-t-il objecté.

Éric Woerth précise également « qu’en réalité, les Etats ne remboursent pas leur dette. C’est juste une manière de dire les choses. Elle est un peu perpétuelle. Mais, il y a une très grosse différence avec ce que proposent un certain nombre (de personnes). C’est que vous avez bien une échéance. A cette échéance, vous renégociez la dette. C’est un rendez-vous avec la confiance des marchés ».

« J’aimerais bien que François Bayrou s’occupe plus de France Stratégie et moins de la proportionnelle »

Ce week-end, le Haut-commissaire au plan, François Bayrou a évoqué une possible hausse des impôts à l’avenir. Le maire de Pau en charge d’une mission de prospective sur la politique de l’Etat, avec le « concours de France Stratégie », s’est également montré favorable au retour de la proportionnelle aux élections législatives. « Moi, j’aimerais bien que François Bayrou s’occupe plus de France Stratégie et moins de la proportionnelle […] Il est là pour éclairer les choses pas pour avoir un débat politique sur des promesses faites pour des alliances politiques […] France Stratégie, ce n’est pas un parti politique, c’est un organe au service de tout le monde » a-t-il taclé.

 

 

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le