Antisémitisme : « C’est ensemble et avec les armes de la République qu’on doit répondre » estime David Assouline
Invité de l’émission « On va plus loin », David Assouline, sénateur (PS) de Paris, condamne fermement la très forte augmentation des actes antisémites en France.

Antisémitisme : « C’est ensemble et avec les armes de la République qu’on doit répondre » estime David Assouline

Invité de l’émission « On va plus loin », David Assouline, sénateur (PS) de Paris, condamne fermement la très forte augmentation des actes antisémites en France.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé en début de semaine, une hausse de 74% des actes antisémites en France en 2018. Une annonce qui a suscité de nombreuses condamnations dans le monde politique. David Assouline, sénateur (PS) de Paris, n’est pas surpris par cette hausse des actes antisémites. « J’ai bien peur que l’année 2019 confirme cette tendance à la hausse » prédit-il.  

« Dans ce moment de complotisme généralisé, où l’on ne cerne pas qui sont les responsables de la situation sociale que l’on conteste, de l’oppression que l’on vit, on cherche une espèce d’êtres, ou de collectif d’êtres, qui contrôleraient le monde, qui maniganceraient en coulisse. Et à chaque fois, ça tombe sur les juifs. »

Et d’ajouter : « Ceux qui ont des responsabilités sociales, c’est-à-dire qui s’adressent à la justice sociale, à la revendication sociale, qui veulent représenter le peuple, s’ils ne dénoncent pas en ce moment l’antisémitisme, eh bien, ils ne remplissent pas leur rôle. Et je pense que c’est à eux d’abord qu’il faut demander des comptes en ce moment parce qu’on peut soutenir des mouvements pour leurs revendications sociales mais on ne peut pas continuer à taire le fait que, comme jamais dans un mouvement social, il y a des actes antisémites qui ont pu se développer et gangrener ce mouvement. Il faut oser le dire. »

« L’antisémitisme est le révélateur de quelque chose qui monte que j’appelle moi, le nationalisme-populisme, le fascisme, qui peut s’en prendre aux juifs certes (…) mais s’en prend à tout le monde (…) Aux plus pauvres, très vite (…) aux syndicalistes, à tous ceux qui pensent différemment. Donc, c’est ensemble et c’est avec les armes de la République qu’on doit répondre. Mais vraiment maintenant, il faut y aller ! »

 

Vous pouvez voir et revoir l’entretien avec David Assouline, en intégralité :

OVPL. Entretien avec le sénateur David Assouline
08:16

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le